Rythmes chauds et déhanchements assurés… Voici le credo de la musique la plus populaire que l'Afrique ait jamais produite. Aucune fête afro digne de ce nom dans le monde francophone ne peut se tenir sans une programmation de ces sonorités congolaises. En boîte, dans les bars ou les fêtes familiales, les amateurs miment en permanence les pas de danse des meilleurs groupes du genre. Etat des lieux d'un milieu pourtant miné par maintes dissensions.
Plus précisément, la vague est partie des deux rives du Congo belge dans les années cinquante. Elle a traversé l'Afrique en long et en large et s'est invitée ensuite en Europe et aux Amériques, devenant à terme la première musique africaine à s'imposer internationalement. Et ce, malgré les médias occidentaux qui ne lui accordent que très peu d'intérêt. La rumba congolaise est en effet devenu la preuve vivante que le camp culturel dominant (l'Euro-Amérique à ce jour), même s'il se refuse à jouer le jeu, peut être contourné. Aussi bien dans l'underground culturel que dans les officines officielles, cette musique est écoutée, appréciée et va jusqu'à provoquer des hystéries collectives. Il paraît difficile d'imaginer une nuit dans une ville aussi ouverte que Paris aujourd'hui sans un rendez-vous où régnerait cette rumba endiablée venue d'Afrique Centrale.
Si l'on excepte l'Afrique du Sud et ses particularités musicales, la rumba fut le premier syncrétisme musical où le Continent noir s'est retrouvé associé à la vieille Europe. Il est né pour ainsi dire du ventre colonial. Nous sommes au début du siècle, lorsque débarquent des Caribéens tentés par la roue de la bonne fortune sur les chantiers coloniaux d'Afrique Centrale. Leurs guitares et accordéons accompagnent les premières émissions de Radio-Léopoldville (du nom du roi des Belges d'alors) dès la fin des années 30. Leur musique, déjà célébrée en Europe à l'époque, emporte vite le c½ur des populations mélomanes de la région. Celles-ci retrouvent dans ces airs ramenés par des descendants d'esclaves, issus de la diaspora, des sonorités proches, correspondant à leurs propres traditions musicales. Il s'agit alors d'un effet aller-retour. Les rythmes et les mélodies d'antan, après avoir voyagé aux Amériques (Cuba notamment) et après s'être mélangées aux sons européens (mazurka, polka et autres danses de salon), reviennent sur leur terreau natal. Sous influence manifeste, les artistes s'en emparent de suite et se les réapproprient. Ainsi prend forme la fameuse rumba des deux rives du Congo.

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Enfin sur le Marché Mondial. Voici un album "L'international Rumbaya" Qui rend justice à Loko Massengo Djeskin !Tu n'es pas identifié. Clique ici pour te connecter à ton compte
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Nous venons d'apprendre le décès de Marie-Isidore Diaboua des suites d'une crise cardiaque. Le décès est survenu ce vendredi 15 octobre 2010 à Brazzaville. Celui qu'on appelait "Lièvre" a longtemps fait courir les chroniqueurs car sa vie a ressemblé à une société secrète. Pourtant Marie-Isidore Diaboua pourrait passer pour le père-fondateur de la musique moderne congolaise. Essous Jean-Serge lui doit ses connaissances musicales, notamment ses compétences en clarinette.Tu n'es pas identifié. Clique ici pour te connecter à ton compte
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