Jean-Serge Essous est mort

Jean-Serge Essous est mort mercredi 25 Novembre 2009 à 15 h à l'Hôpital des Armées à Brazzaville.

Le décès de Jean Serge ESSOUS ne doit surprendre personne, car le 30 Juillet 2009 sous la plume de votre serviteur sur le site Starducongo, un S.O.S. a été lancé à toute personne de bonne volonté de venir au secours d'ESSOUS très malade, alors qu'il se trouvait sur le sol français, après un séjour artistique de trois mois, des Bantous de la capitale. Faute d'une prise en charge médicale pour le maintenir en France, ESSOUS a été contraint de rentrer à Brazzaville. Et depuis plus rien. Trébuchant à la clôture de la 7ème édition du FESPAM pour recevoir la décoration décerné à son orchestre Les Bantous, personne après n'a eu la présence d'esprit de se préoccuper de son état. Hélas ! Tout est consommé.

Le dernier survivant des créateurs actifs de l'OK JAZZ, le 6 Juin 1956 est parti et avec lui toute une partie de l'histoire de la musique congolaise sur les deux rives du fleuve Congo.

Musicien d'expérience, de souvenir, de synthèse, en un mot musicien de grand talent, Jean Serge ESSOUS occupe une place importante dans l'histoire de la musique congolaise. Arrangeur à la plume alerte et inspirée, il est demeuré un clarinettiste, flûtiste, saxophoniste et chanteur dont on appréciait le goût très sûr, la pensée remarquablement organisée et surtout la maîtrise instrumentale qui lui permettait d'improviser avec désinvolture dans le registre divertissant.

Jean Serge ESSOUS est né en 1935 à Brazzaville. De l'école officielle de Poto-Poto, il passe au collège de Dolisie. De retour à Brazzaville, il est admis à l'école technique professionnelle (aujourd'hui Lycée du 1er Mai). Il adore les maths, ce qui lui vaudra la formation d'électricien. Il n'a donc pas beaucoup de peine a exercer ce métier en 1952 et 1953 à « IBM-France » (une des premières sociétés de mécanographie installée à Brazzaville) où il y trouve Marie Isidore DIABOUA et Jacques PELLA « Lamontha », tous deux grands mécanographes. Ces derniers sont également des musiciens de ballet et comme les musiciens l'ont toujours attiré ESSOUS, il tient à tout pris d'être des leurs avant de s'initier à la flûte.

C'est donc grâce à Marie Isidore DIABOUA que Jean Serge ESSOUS fréquente depuis 1951 Les Ballets Diaboua (à l'époque Ballet « Kongo dia Ntotela ») en compagnie de Liberlin de SHORIBA DIOP, Jacques PELLA « Lamontha », Albert LOUBELO « Beaufort », MBOTO Jocker, Yves MPOUA et tant d'autres. Les actions du groupe traditionnel rentrent en perpétuelle mutation. C'est ainsi que le mouvement des ballets était né au Congo.

Janvier 1952, DIABOUA qui tient toujours à l'éclosion des nouveaux talents apporte un sang nouveau à son ½uvre, par la création d'une nouvelle formation musicale moderne « C.D.J. » (les compagnons de joie). Cette formation fait appel à des chanteurs, percussionnistes, sansistes, mais surtout aux flûtistes : ESSOUS – PELLA « Lamontha » et MBOTO « Jocker » qui constituait le trio choc. Le CDJ aura surtout le mérite de graver son premier disque en 1953 aux éditions CEFA de Léopoldville. : « Kinialala tsula » et « Z'entendis la nuit »

1954. C'est encore Marie Isidore DIABOUA qui donne l'occasion à Jean Serge ESSOUS de passer de la flûte à la clarinette. En très peu de temps ESSOUS maîtrise déjà si bien la clarinette que des sollicitations de quelques groupes lui sont destinées. Il choisi le NEGRO JAZZ dont il fait partie sous la direction du guitariste Joseph KABA et avec qui il fait en Janvier 1955 le voyage à Léopoldville. Voyage au cours duquel Henri BOWANE (ce grand impresario, de père congolais de Brazzaville-Sibiti- et de mère congolaise de Kinshasa-Bandaka -) assure donc au NEGRO JAZZ la gloire au Parc de Boeck et au grand dancing kinois « Air France ». ESSOUS y déploie une grande vitalité, car il se révèle dans une forme éblouissante, faisant scintiller les nombreuses facettes de son art.

En 1956, ESSOUS est devenu un des musiciens des éditions LONINGISA qu'on ne présente plus. Son départ du NEGRO JAZZ au cours de l'année 1955, le place parmi les grands requins de studio, qui avec LUAMBO MAKIADI Franco et LANDO « Rossignol » vont travailler sur la recherche des sensibilités musicales dans le cadre d'un groupe expérimental basé dans le célèbre bar-dancing OK BAR de son propriétaire Oscar KASHAMA, lequel donne naissance le 6 juin 1956 à la formation de l'OK JAZZ..- ESSOUS en devient facilement le chef d'orchestre, et sous lui LUAMBO « Franco », LANDO « Rossignol », LONGOMBA « Vicky », LOUBELO « De la lune », Saturnin PANDI et BOSUMA « Dessoin » (pour ne pas citer DIABOUA, PELLA « Lamontha », Liberlin De SHORIBA DIOP, percussionnistes aux éditions Loningisa et qui ont pris une part active à la création de l'OK Jazz)

Dans l'OK Jazz, on compte ESSOUS parmi les meilleurs compositeurs dont l'inspiration principale est demeurée sans conteste. Prodigieuses, des chansons comme « Se pamba », « Lina », etc qui ont défrayé la chronique à cette époque.

Décembre 1956, le travail de l'impresario et talentueux musicien Henri BOWANE aux éditions Loningisa, ne correspond plus à ses conceptions. Il pense qu'ESSOUS, LANDO Rossignol, Saturnin PANDI, Nino MALAPET sont les musiciens qui ont produit sur lui la plus forte impression, a tel point qu'ils éprouvent en 1957 la naissance de l'orchestre ROCK-A-MAMBO au sein des nouvelles éditions ESENGO. Le ROCK-A-MAMBO évoque à lui seul ce que nous avions connu d'admirable dans les arrangements des chansons congolaises que dans l'interprétation des rythmes afro-cubains. Une grande ouverture sur l'Amérique latine dont il avait réservé à l'espagnol une place importante dans les compositions. En effet, si le cha cha cha est né à Cuba en 1951 de son inventeur Enrique JORRIN, au Congo et en 1957, c'est à Jean Serge ESSOUS que nous devons les toutes premières interprétations : « Baila » et « Sérénade sentimentale » dont la sensation à cette époque était proche du vertige.

1959, ESSOUS quitte le ROCK-A-MAMBO, avec lui Saturnin PANDI, notamment à la faveur de la naissance, le 15 Août 1959. de l'Orchestre BANTOUS.- ESSOUS en assure la direction jusqu'au 11 Août 1966 avant de faire le relais à Nino MALAPET, précisément à Dakar, après le Festival mondial des arts nègres. Ici commence son grand parcours aux Antilles avec le RICO JAZZ, où il est le premier congolais à initier la musique congolaise dans cette contrée où seule la biguine régnait. Lui et son groupe sont pour quelque chose dans l'éclosion de KASAV.- ESSOUS fait également partie du célèbre groupe de Manu DIBANGO « l'AFRICAN TEAM » entre 1969 et 1970.

Le 22 Février 1970, ESSOUS, son épouse antillaise de la Martinique et leur fils né en Martinique sont de retour à Brazzaville. Peu de temps après et à la grande satisfaction du monde musical congolais, il est nommé conseiller artistique à la SOCODI (Société congolaise de disque). Naturellement, il rejoint Les Bantous, avant de repartir une fois de plus en exil en France, et à partir de Septembre 1989 jusqu'en 1992 année de son retour définitif au Congo. Cette fois, la présidence de la république, (sous LISSOUBA) qui lui reconnaît beaucoup de talent dans le domaine musical, le nomme conseiller culturel au cabinet du président de la république. En dépit de ses charges, ESSOUS n'abandonne pas pour autant la musique et son orchestre Les Bantous, qui après une période difficile (1997 2005) va se relancer en 2007, grâce aux efforts de Jean Martin MBEMBA, le sauveur qui a remis le groupe en activité et l'a propulsé sur la scène internationale.

Depuis 2006, sous la coupe de Jean Serge ESSOUS et Nino MALAPET, le chemin parcouru s'est enrichi de belles récoltes : 2007 Festival des musiques Métisses Angoulême – 2009 Babel Med Music – Marseille et Olympia Paris.

Enfin, voyageur infatigable, ESSOUS a sillonné pendant plusieurs années l'Europe, Cuba et Les Antilles. Partout il était capable de jouer avec des tas de gens différents en conservant toujours autant de qualités, c'est finalement un des critères les plus valables qui puissent exister, même si l'on ne s'en rendait pas compte. Pour Joseph KABASELLE qui avait longtemps joué avec ESSOUS aux éditions Esengo (Rock-Africa) et dans l'African Team, ESSOUS, c'était son grand amour.

ESSOUS, un novateur qui a ouvert à la clarinette, au saxo, à la flûte et au chant un registre nouveau. Impossible en un article de faire le contour de la vie musicale de Jean Serge ESSOUS, que MULAMBA « Mujos » avait prié de tous ses v½ux, dans un sentiment généreux son retour au Congo, pendant qu'il était aux Antilles, et dans une célèbre chanson « ESSOUS SPIRITU » (African Team)

ADIEU ESSOUS, que la terre de nos ancêtres te soit légère.

Clément OSSINONDE Clement.ossinonde@sfr.fr

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# Posté le jeudi 26 novembre 2009 16:23

Le souvenir de Luambo Makiadi Franco et l'Ok Jazz

Franco de Mi AmorIl y a 20 ans, le 12 Octobre 1989 mourait à Namur (Belgique) LUAMBO MAKIADI Franco.- Musicien célèbre, il compte non seulement parmi les meilleurs guitaristes solos de grand orchestre, mais aussi parmi les auteurs compositeurs les plus inventifs de sa génération, dans un style qui a inspiré de nombreux jeunes orchestres qui se sont réclamés de son école : « L'école OK JAZZ » basée sur la « Rumba Odemba » (de la tribu Mongo)

La fulgurance ascension de LUAMBO MAKIADI Franco et son groupe OK JAZZ, tant par l'ampleur du répertoire de ses chansons que par sa participation au développement de la musique africaine a fait de lui, l'une des têtes d'affiche qui a dominé pendant 36 ans, la musique africaine dont il a su avec compétence et une intelligence particulière, trouver dans les maux qui minent la société, ses principales sources d'inspiration. Un voyage qui au bout d'une vie d'effort et de persévérance peut se résumer en trois étapes :

I – ENFANCE ET INITIATION A LA MUSIQUE (1939 – 1953)

1938, le 6 Juillet, naissance de François LUAMBO à Sona-Bata dans la région du Bas-Congo à l'époque du Congo-Belge. De père Joseph EMONGO et de mère Hélène MBONGA MAKIESE.- De cette union sont nés trois enfants François LUAMBO, SIONGO Bavon Marie-Marie et Marie- Louise AKANGANA. Mais, maman MAKIESE a eu trois autres enfants avec deux pères différents : Alphonse Derek MALOLO (né après FRANCO, pendant que Joseph EMONGO se trouvait en prison) puis, Marie Jeanne NYANTSA et Jules KINZONZI « Papa » né après la mort de Joseph EMONGO, le père à FRANCO. Des six enfants, deux seulement sont encore en vie : Marie Jeanne NYANTSA qui est à Kinshasa (RDC) et Jules KINZONZI « Papa » à Bruxelles (Belgique). Quant à Mama MBONGA MAKIESE, sa mort est survenue quelques mois seulement, après celle de son fils François LUAMBO.

François LUAMBO passe son enfance à Léopoldville (Kinshasa), rue Opala, à Dendale (aujourd'hui, Kasavubu)) puis fréquente l'école de Léo II (Kintambo) qu'il quitte en 3ème année primaire.

1948, l'inspiration de LUAMBO pour la musique lui vient de Joseph KABASELLE, chanteur, certes, mais surtout excellent joueur d'harmonica, son instrument de prédilection à cette époque.

C'est à cet instrument que LUAMBO s'initie à la musique au contact avec des jeunes de la rue qui vouaient un culte exclusif aux précurseurs de la musique congolaise moderne : Joseph KABASELLE et Zacharie ELENGA Jhimmy.

1949, l'adolescent de 11 ans qu'était FRANCO perd son père Joseph EMONGO, du coup le chemin de l'école est fermé par manque de soutien. Ici commence l'école buissonnière de FRANCO. Il s'active à jouer de l'harmonica au sein d'un petit groupe « Kebo » de quartier, dont la rythmique était tenue par le « patenge », un tambour sur cadre en bois que l'on tient entre les jambes et dont on fait varier le timbre en appuyant sur la peau avec le talon. (Mais plus tard en 1954 le « patenge » laissa la place aux « tumbas » dont, les brazzavillois, DIABOUA « Lièvre », PANDI et LIBERLIN de Soriba Diop furent les premiers initiateurs à « Loningisa ». Ils ont été d'ailleurs avec FRANCO des fidèles amis d'enfance)

La situation précaire de LUAMBO, frisant sérieusement la délinquance, oblige Mama MAKIESE à se confier à une connaissance de son quartier, Mr. Daniel BANDEKE qui obtient pour son fils LUAMBO, un emploi d'emballeur de disques destinés à l'expédition, aux éditions musicales NGOMA. Très doué, LUAMBO se familiarise rapidement à la guitare avec laquelle il s'entraîne seul en secret dans le studio Ngoma, chaque fois que les musiciens avaient fini d'enregistrer. Aussi, la surprise sera grande, le jour où, on s'aperçut que l'emballeur était un génie de la guitare en herbe. D'ailleurs, LUAMBO aurait pu commencer sa carrière musicale entre 1949/1950, à la Firme « Ngoma » si seulement il s'était offert un parrain pour le présenter à l'éditeur grec Nico JERONIMIDIS.

1950, Mama Hélène MBONGA MAKIESE et ses enfants quittent la rue Opala, à Dendale (Kasavubu) pour s'installer comme locataires dans la parcelle, sise rue Bosenge n°100 à Ngiri-Ngiri Léopoldville, quartier « Far-West », lieu qui se trouve être la propriété de la famille Paul EBENGO « Dewayon ». Comble de bonheur, LUAMBO tombe à point nommé sur DEWAYON qui possède une guitare de fortune avec laquelle il est suffisamment avancé dans la pratique. Les deux vont se lier d'amitié, ainsi FRANCO poursuit l'apprentissage de la guitare auprès de DEWAYON, avant de faire la connaissance du guitariste bien confirmé, Albert LUAMPASI, vedette des éditions Ngoma, vivant également à Ngiri-Ngiri, Rue Lokelenge. Il va se charger par la suite à l'accomplissement de son éducation guitaristique. LUAMBO et DEWAYON, sont adoptés par Albert LUAMPASI, qui les convient régulièrement aux diverses manifestations animées par son groupe « Bandidu »

Bien qu'à cette époque l'activité musicale était dévalorisante et synonyme de voyou pour celui qui la pratiquait, LUAMBO s'y accroche avec beaucoup de ferveur et la forte ambition de parvenir à aider sa mère dont la seule source de revenu pour toute la famille était la tenue d'une échoppe de beignets au marché de Ngiri-Ngiri., « wenze ya bayaka »

1952 – Albert LUAMPASI, qui est émerveillé par le talent de LUAMBO, l'intègre dans son groupe « Bandidu ». Une longue tournée va les conduire dans le Bas-Congo, particulièrement à Moerbeke (Kwilu Ngongo) où ils séjourneront plusieurs mois. A cette époque, Albert LUAMPASI avait déjà sorti aux Editions Ngoma quatre chansons qui lui avaient permis de se tailler une solide réputation :

« Chérie mabanza » - « Nzola andambo » disque Ngoma n°732 « Ziunga kia tumba »- “Mu kintwadi kieto » disque Ngoma n°734

1953 – De retour à Kinshasa, LUAMBO rejoint Paul EBENGO « Dewayon » qui vient de créer avec les musiciens, Louis BIKUNDA, GANGA MONGWALU et MUTOMBO le groupe WATAM.- Paul EBENGO « Dewayon » et son groupe ont déjà marqué leur présence au studio « Loningisa « avec la sortie sur disque, le 05 Février 1953 de deux premières chansons de Paul EBENGO « Dewayon » :

« Bokilo ayébi kobota » et « Nyekesse ». Disque Loningisa n°0100

Au grand plaisir des mélomanes de Ngiri Ngiri, le Groupe BANDIBU d'Albert LUAMPASI fusionne pendant quelque temps avec le Groupe WATAM de Paul EBENGO « Dewayon », et se produisirent régulièrement, chez « Kanza bar », rue Bosenge à Ngiri-Ngiri.

II – CARRIERE MUSICALE (1953 – 1989)

1953 – Le 09 Août, Paul EBENGO « Dewayon » présente LUAMBO à l'éditeur grec des éditions « Loningisa » Mr. PAPADIMITRIOU, qui lui fait signer le jour même un contrât de production d'une durée de 10 ans, après un essai très concluant. Mr. PAPADIMITRIOU, est tellement impressionné par le talent du jeune LUAMBO qu'il lui offre une sensationnelle guitare moderne, surnommée « Libaku ya nguma » (la tête du boa), car, aussi grande que FRANCO (15 ans), mais avec laquelle il a su jouer avec une troublante force d'expression pendant la session d'enregistrement. C'est son premier véritable instrument professionnel, avec lequel, il accompagne pour la première fois, DEWAYON en studio. Notamment, dans les quatre morceaux ci-après :

« Esengo ya mokili » - « Tuba mbote » disque n°0111 du 12-08-1953 (Dewayon) « Bikunda » - « Groupe Watam », disque n°0112 du 12-08-1953 (Dewayon)

L'enregistrement de ces quatre morceaux sera suivi deux mois après par celui des titres suivants, toujours avec le groupe WATAM :

« Senene mingi » « Bon okoluka ngai » (Mongwalu) disque n° 0119 du 20.10.1953 « Bana bosenge » « Nainu ngai nakufi te »(Dewayon) disque n°0120 du 29.10.1953

1953, Le 17 Novembre, LUAMBO Franco enregistre avec le Groupe Watam, ses deux premières compositions aux Editions Loningisa :

« Lilima chérie wa ngai » et « Kombo ya Loningisa » disque n°0122

Sur la même lancée LUAMBO Franco accompagne le groupe WATAM dans les compositions :

« Yembele Yembele » et « Tango ya pokwa »(Dewayon) disque n°0123 du 16 Décembre 1953 « Tongo etani matata »et « Tika kobola tolo »(Mutombo) disque n°0124 du 17 Décembre 1953

1954, LUAMBO Franco dans le groupe LOPADI (Loningisa de Papadimitriou)

François LUAMBO Franco, qui est déjà une figure majeure au sein des éditions Loningisa, ne pouvait plus passer inaperçu du personnage prestigieux qu'était Henri BOWANE au sein de cette firme. (Dr. artistique, auteur-compositeur, guitariste et impresario). Il intègre François LUAMBO a qui il a attribué le sobriquet « Franco », Philippe LANDO « Rossignol » et d'autres musiciens au sein du groupe LOPADI (Loningisa de Papadimitriou) l'orchestre Maison dirigé par Henri BOWANE.

le 14 Octobre 1955, LUAMBO Franco enregistre ses deux premiers chefs d'½uvre qui d'emblée vont le confirmés comme l'un des rares authentiques poètes et guitaristes révélés par la scène congolaise. Il est adulé par tous les mélomanes, particulièrement par les femmes qui lui attribuent le surnom de « Franco de mi amour ». Ces compositions portent sur le catalogue « Loningisa », les titres :

« Marie Catho » et « Bayini ngai mpo na yo » (Bolingo na ngai na Béatrice) Disque n°0129

Très émouvant, ce disque est salué comme la plus grande réussite de l'année 1955. Le premier disque « populaire » de LUAMBO Franco, celui qui a accentué sa popularité au Congo et en Afrique. Fort de ce succès et au moment où la concurrence battait son plein entre les labels « Ngoma » et « Opika », « Loningisa » va au mieux valoriser le talent de ses musiciens et particulièrement celui de LUAMBO MAKIADI, qui dans ses premières ½uvres recherche dans l'harmonie et le rythme, des subtilités sonores uniques. C'est ainsi qu'à partir de cette date, on trouvera la guitare de LUAMBO Franco sur des dizaines de disques accompagnant divers musiciens de la Firme Loningisa, comme en témoignent quelques véritables « best of » de l'époque, réalisés entre Novembre 1955 et Juin 1956. C'est-à-dire, avant la création de L'OK JAZZ :

« Mia poza » - « Komeka te (LOUBELO De la lune) disque 0131 du 04.11.1955

« Tika bizeti »-« Tango ekoki » (LOUBELO De la lune) disque 0152 du 26.05.1956

« Vis-à-vis » - « Locia wa ngai » (DEWAYON) disque 0133 du 14.11.1955

« Mabele okanisaka »-« Dit Antoinette »(DEWAYON) disque 0146 du 25.04.1956

« Flamingo » « Véronica o mboka Bukigam » (FRANCO) disque 0134 du 19.11.55

« Elo mama » - « Naboyi yo te » (FRANCO) disque 0138 du 05.03.1956

« Ba petits bongo luwo »-Anna mabele ya ngoya » (FRANCO) 0145 du 17.04.1956

« Nalingi ozonga »-« Mokili mobongwani »(LONGOMBA) disque 0140 09.03.55

« Viclong Julie »-« Bolingo eleki kisi » (LONGOMBA) disque 0147 du 05.04.56

« Oyo elingi motema »« Rumbamba »(Pholidor TANDJIGORAH) .0141 du 11.03.56

« Thérèse d'Amour » « Wa bolingo » (ROSSIGNOL) disque 0143 du 09.04.1956

« Chérie Margo »-« Houlala mopanzi » (MONIANIA Roitelet) disq. 0144 du 2.05.56

« Alice »- « chérie atiki ngai » (ESSOUS) disque 0149 du 18.05.1956

« Nabosani ndako »-« Palabras amorosas » (BEMI) disque 0150 du23.05.1956

« Wapi yo »-« osili obébi » (BOSUMA « Dessoin ») disque 0151 du 30.05.1956

Et, tant d'autres ½uvres, accompagnées par les musiciens J.S. ESSOUS, MALAPET, LONGOMBA « Vicky », LANDO « Rossignol », MONIANIA « Roitelet », Pholidor TANDJIGORA, KOSSI Pedro « Bemi » SARTI, PANDI, EBENGO « Dewayon », HENRIOT, IVORRA, NGANGA MONGWALU, BOSUMA « Dessoin » DIABOUA « Lièvre » LIBERLIN DE SORIBA DIOP, PELLA « Lamontha », etc...

1956, le 6 Juin, quelques musiciens issus du groupe « Bana loningisa » engagés par Oscar KASHAMA « Kassien », et qui avaient pris l'habitude de jouer dans le dancing OK BAR, (établissement qui porte ses initiales), tous les samedis soir et Dimanches après midi, parallèlement à leur emploi pendant la semaine au studio, se constituent ainsi en orchestre qui porte l'appellation « OK JAZZ ». L'idée est venue de Jean Serge ESSOUS qui avait trouvé mieux d'honorer Oscar Kashama pour la noble initiative prise par lui d'octroyer au groupe, les instruments et le bar. (Même si par la suite les initiales OK seront interprétés : « Orchestre Kinois »)

Le nouvel orchestre sous la houlette d'Oscar KASHAMA « Kassien » compte au début près de 10 musiciens : ESSSOUS – LUAMBO « Franco » – LOUBELO « De la lune » LANDO « Rossignol » – PANDI « Ben » – MONIANIA « Roitelet » – DIABOUA « Lièvre » – LIBERLIN DIOP – PELLA « Lamontha » BOSUMA « Dessoin », avant de se fixer au nombre de 7 à la sortie solennelle qui a eu lieu le 20 Juin 1956 au Parc de Boeck (Parc du zoo) , notamment :

Jean Serge ESSOUS, chef d'orchestre (clarinette) – François LUAMBO « Franco » et Daniel LOUBELO « De la lune » (guitare)- José Philippe LANDO « Rossignol » et Victor LONGOMBA (chant) Saturnin PANDI « Ben » et Nicolas BOSUMA « Dessoin » (tumbas)

Quoi qu'il en soit, pendant les concerts, ce nombre n'était pas limitatif. La famille Loningisa était tellement soudée, au point où ses sociétaires de marque comme Nino MALAPET, DIABOUA « Lièvre », MONIANIA « Roitelet « et tant d'autres pouvaient s'improviser à leur guise pendant les concerts de l'OK Jazz.

LUAMBO MAKIADI Franco s'affirme aussitôt après la création de l'OK Jazz, comme l'une des plus marquantes personnalités de la rumba authentique dans son ensemble. Il rivalise avec les deux meilleurs guitaristes de la musique congolaise, de l'époque ; Emmanuel TSHILUMBA WA BOLOJI « Tino Baroza » et Nicolas KASANDA « Dr Nico ». LUAMBO Franco galvanise toute la sympathie et l'émotion des mélomanes, par la finesse de son doigté, et surtout le dynamisme et la compétence de ses collègues de l'OK JAZZ. Toutefois, Il s'impose comme le meilleur spécialiste du jeu en sixte, technique qui consiste à jouer la guitare en pinçant plusieurs cordes à la fois, style à partir duquel il a donné naissance à « L'école OK Jazz » basée sur la « rumba odemba », dont la rythmique et la gestuelle serait issue du folklore de la tribu Mongo de Bandaka (RDC) L'exploit de LUAMBO à la guitare, a reconnu un spécialiste, c'était aussi de ne jouer qu'avec trois doigts de la main gauche avec un doigté très particulier.

Le meilleur de LUAMBO Franco, aussitôt après la création de l'OK JAZZ (Juin à Décembre 1956 aux Editions Loningisa ») se trouve peut-être dans les plages réalisés avec le célèbre clarinettiste Jean Serge ESSOUS. Ils se complétaient admirablement et s'accompagnaient d'ailleurs mutuellement lors des séances d'enregistrement de la période précitée. Le témoignage de cette première expérience discographique figure dans cette sélection qui comprend pour l'essentiel des titres merveilleusement arrangés. :

« La rumba OK »-« Makambo maiza » (Franco) disque 0154 du 20.06.1956

« Tika kondima na zolo » (Franco) disque n° 0157 du 26.06.1956

« On entre OK on sort KO »-« La Fiesta » (Franco) disque 0160 du 27.12.1956

« Bomekaki Rossignol »-« Tété Rossignol » disque n°0155 du 23.06.1956

« Pasi ya boloko »-« Nini chérie » (Pandi) disque n°0161 du 29.11.1956

« Mado ya sango »-« Nabosani yo te »(Longomba) disque 0162 du 25.12.1956

« Se pamba »-« Lina » (Essous) disque n°163 du 27.12.1956

« Etali yo »-« Colette » (Loubelo « De la lune ») disque n°065 du 17.12.1956

« Alliance mode succès »-« Tongo se elangisa » (Dewayon) disque n°0168 du 27.12.1956

1956, le 27 Décembre. Première défection au sein de l'OK Jazz et de la Firme Loningisa :

Six mois après, et à l'issu du dernier enregistrement de l'année 1956, les six premiers compagnons de LUAMBO MAKIADI Franco : Jean Serge ESSOUS, José Philippe LANDO « Rossignol », Saturnin PANDI. Quittent l'OK Jazz. Avec eux, Paul EBENGO « Dewayon et Augustin MONIANIA « Roitelet ». Ils seront accueillis en Janvier 1957 par Henri BOWANE et l'éditeur grec Dino ANTONOPOULOS de la firme « Esengo » d'où sortiront d'ailleurs les orchestres Rock-A-Mambo et Conga Jazz rejoints par l'African Jazz de Joseph KABASELLE.

1956, le 28 Décembre Intégration dans l'OK JAZZ des musiciens :

Edouard GANGA « Edo », Célestin KOUKA, Nino MALAPET et Antoine ARMANDO « Brazzos ». La sortie de l'OK Jazz remanié, sous la direction de LUAMBO Franco à lieu le 31 Décembre 1956 à Léopoldville (Kinshasa), dans la nuit de la Saint Sylvestre.

1957 – 1959 – Désormais seul maître à bord, LUAMBO Franco se fixe comme priorité de juguler les mouvements au sein de l'OK JAZZ, en apportant chaque fois du sang nouveau à travers le dynamisme et la compétence des nouvelles recrues. C'est ainsi que l'on va assister :

A l'intégration le 20 Août 1958, du saxophoniste Isaac MUSEKIWA, suivi du clarinettiste Edo Clary LUTULA

Au départ en Avril 1959 des chanteurs : GANGA Edo, Célestin KOUKA et du bassiste Daniel LOUBELO « De la lune » pour l'orchestre Bantous de Brazzaville. Ils sont remplacés par les chanteurs Jean Munsi KWAMY et Joseph MULAMBA « Mujos »

1960 – Intégration dans l'OK JAZZ des musiciens TSHAMALA Jean « Picolo » (guitare), KALOMBO Albino (saxo), BOMBOLO Léon « Bolhen », (guitare) EPAYO Alphonse (basse), MOKE Simon (percussion)

1960 – Un départ de l'OK JAZZ qui n'est pas de moindre, celui du chanteur Victor LONGOMBA « Vicky », Il rejoint Joseph KABASELLE pour participer avec l'African Jazz à la table ronde belgo-congolaise du 20 Janvier au 20 février 1960, avec eux, un autre musicien de l'OK Jazz, le bassiste Antoine ARMANDO Brazzos.

1960 - Rupture de contrat entre LUAMBO et les Editions Loningisa Des frères grecs Basile et Athanase PAPADIMITRIOU

Deux ans avant son expiration en 1962, et grâce à l'implication de Mr Justin BOMBOKO, alors ministre congolais des affaires étrangères, LUAMBO MAKIADI Franco rompt son contrat avec les Editions Loningisa.

1961 – L'OK JAZZ est le deuxième orchestre congolais à se rendre à Bruxelles, après l'African Jazz en 1960. LUAMBO MAKIADI Franco et son groupe sont conviés par les Editions musicales « Surboum », propriété de Joseph KABASELLE, (premier éditeur congolais) à enregistrer sous son label. On se souvient des grands succès comme « La mode ya puis », « Amida muziki ya OK, « Nabanzi Zozo », « Jalousie ya nini na ngai », « Como quere », etc, réalisés avec la chaleureuse voix de MULAMBA « Mujos ». A l'actif de ses enregistrements, le premier équipement musical de l'OK Jazz acheté par Joseph KABASELLE, fruit de la vente des disques OK Jazz par les éditions « Surboum »

1961 – Création de l'édition musicale « EPANZA MAKITA » de LUAMBO MAKIADI Franco

De retour de Bruxelles, LUAMBO MAKIADI s'inspire de l'expérience de Joseph KABASELLE, et crée à son tour l'Edition « Epanza Makita », avec le concours de Mr Thomas KANZA (personnalité politique de l'ABACO) qui a assuré les bons offices auprès de la firme belge Fonior. Néanmoins, LUAMBO va parallèlement avec ses éditions continuer à sortir quelques disques chez Loningisa jusqu'en 1962, année au cours de laquelle, l'éditeur grec PAPADIMITRIOU ferme définitivement « Loningisa ». GANGA Edo et LOUBELO « De la lune » quant à eux vont réintégrer l'OK Jazz, le 11.Août .1962. Les éditions EPANZA MAKITA succèderont en 1965 aux éditions POPULAIRES. Un progrès et une nouvelle jeunesse pour la production phonographique de LUAMBO FRANCO.

1961 – 1989 – LUAMBO MAKIADI Franco à la croisée des chemins

Placées sous le signe de la maturité et de la réussite, les années 1961 à 1989, vont situer LUAMBO MAKIADI Franco et son son groupe OK JAZZ à la croisée des chemins. Beaucoup de mutations, en effet, sont connus au fil des années, au niveau des hommes. LUAMBO Franco, le patron, à l'audace de jouer avec des jeunes talents et des vedettes confirmées avec qui le dialogue est passionnant et fructueux. Certes, la notion de gain était le lev motif à travers lequel toutes les tentatives étaient permises, LUAMBO Franco plaçait souvent en tête le profit. C'est ce qui a expliqué dans les années 70, la formule de TOUT PUISSANT OK JAZZ, ou « ORCHESTRE ENTREPRISE », avec près de 50 musiciens qui au début des années 80 étaient repartis en deux groupes : un à Kinshasa et un autre à Bruxelles, avant de s'implanter en 1982 en Belgique. Il tourne dans les pays de l''Union Européenne, puis au Etats-Unis d'Amérique en 1983, récoltant partout un succès énorme.

De retour au bercail en 1985, LUAMBO s'engage à fond dans une nouvelle forme d'expression, « le duo LUAMBO- MADILU » qui veut retourner à la rumba de base, va embrasser toutes les philosophies, toucher à toutes les expériences, C'est l'époque des « Mamou » (1984) et « Mario » (1985).

Au nombre des musiciens qui pendant cette période se sont révélés exceptionnellement doués et « rumberos » de haut nivau, tout comme quelques évènements qui s'y rattachent, notons :

1961 - 1963 : LUTUMBA Simon « Simaro » (1961) KIAMUANGANA Georges « Verckys » - DJALI Christophe, DJANGI Checain « Lola » - DJALI Christophe (1963).

- En 1962, Vicky LONGOMBA, réintègre l'OK Jazz après une absence de deux ans au cours desquels, il a évolué dans l'African Jazz et le Negro Succès. C'est lui qui pèsera sur la balance, pour obtenir le retour dans l'OK Jazz de GANGA Edo et LOUBELO « De la lune »

1964 – 1966 : BOYBANDA Michel, DELE Pedro (1964) LUNUNA-MBEMBA (1965), YOULOU MABIALA Gilbert (1966), BITSOUMANOU Francis « Celi Bitsu », (1966) POUELA Jean-Félix « Dupool » (1966) DIANGANI Nestor (1966), MOSE SE SENGO « Fanfan » (1968).-

Cette période est particulièrement marquée par le conflit qui a opposé en 1965 LUAMBO Franco et Jean KWAMY a l'issu du départ de ce dernier dans l'African Fiesta. Conflit qui a généré deux chansons opposantes « Faux millionnaire » de KWAMY, « Chicotte » de FRANCO. Il est à noter aussi, la participation de l'OK Jazz en 1966 au premier festival mondial des arts nègres de Dakar, aux côtés des Bantous de la capitale de Brazzaville.

BOYIBANDA Michel (13.04.1964). POUELA J.Félix « Dupool » (1966) YOULOU MABIALA (15.08.1966) inaugurent une nouvelle ère de la présence des musiciens brazzavillois dans l'OK Jazz. Notamment après l'expulsion des brazzavillois de Kinshasa, le 22 Août 1964 par Moïse TCHOMBE.

1967 – La naissance en Avril, de l'Orchestre Révolution, va constituer le plus grand mouvement que LUAMBO Franco n'avait jamais connu dans son groupe. Il a été sérieusement ébranlé par le départ massif des musiciens : MULAMBA, KWAMY (ex. A. Fiesta) WELAKINGARA « John Payne » ARMANDO Brazzos, TSHAMALA Picolo, BOSUMA « Dessoin » MUSEKIWA Isaac, DJALI Christophe, Michel BOYIBANDA, qui par un élan de solidarité ont voulu démontrer leur force. Hélas ! L'orchestre Révolution » n'a vécu que le temps d'un feu de paille. Cependant, il a tout de même sorti un album qui a été salué comme l'un des grandes réussites de l'année, avec les titres : « Ngai mwana Congo » et « Divorce » de MUJOS, « Mopepe ya mbula » et « Kinshasa nayaki » de KWAMI. Il est à noter que nombre des dissidents avait rejoint LUAMBO MAKIADI quelque temps après.

1969 -1975 : NTOYA FWALA « Pajos » (1969), KASONGO KAWAKA « Rondo », (1969) MPUDI Decca (1970) , KONGI Aska (1971), ADAMO SEYE Kadimoke (1971) BARAMI MIRANDA (1971), KAPITENA KASONGO (1971) , KALLOUX “Vieux”, MANGWANA Samuel « Sam » (1972), KIAMBUTUKA “Josky” (1971) MAYAULA MAYONI (1974) DOMBE OPETUM (1975) WUTA-MAYI Blaise (1974), NGIANDU KANZA (1974), YOKA MANGAYA « Gege » (1974), MAVATIKU VISI « Michelino, IMPOMPO LOWAY (1975).

1972 – LONGOMBA Vicky est de nouveau en porte à faux avec LUAMBO MAKIADI Franco. Il le quitte pour former l'Orchestre LOVY du Zaïre dont dépendent les Editions « Viclong ». LUAMBO Franco et LONGOMBA Vicky deux cofondateurs de l'OK Jazz qui ne s'appréciaient pas tellement.

1972, le 27 Octobre, MOBUTU, président du Zaïre, décrète la loi de recours à l'authenticité, obligeant les zaïrois à abandonner leur prénom chrétien pour un prénom authentiquement zaïrois. C'est à partir de cette date, que François LUAMBO Franco est devenu LUAMBO MAKIADI et d'ajouter un autre nom qui traduit ses origines tribales : L'OKANGA LA NDJU PENE.

1976 - 1989 : NZITANI NTESA Daniel « Dalienst » (1976) MANKONKO KINKUDI « Makos » (1976) Flavien MAKABI MINGINI (1976) Thierry MANTUIKA KOBI (1976) , MONOGI MOPIA « Petit Pierre » (1976), TCHANDALA KOSUANA (1976) LUKOKI Diatho (1977), DIALUNGANA KASIA « Gerry » (1977) NEDULE Antoine « Papa Noël » (1978) MADILU BIALU (1982), CARLITO (1984) LOKOMBE, Dizzy MANDJEKU, JO MPOY, MALAGE, (1986) , et tant d'autres....

1978, peut être considérée comme la pire année dans la carrière de LUAMBO MAKIADI Franco : son emprisonnement. En effet, le génial chroniqueur dont on appréciait la vocation de pédagogue social, s'est laissé aller dans les caricatures obscènes. Il chante « Hélène » et « Jacquie » deux titres à caractère pornographique, (vendus à la sauvette) qui le conduisent directement en prison. Au sortir de là, il se repent auprès de son public ; mais son honneur avait pris un coup.

LUAMBO MAKIADI Franco, n'était pas à sa première prison. Les deux premières fois en 1952 et 1959 par l'administration coloniale belge (faute de pièce d'identité, puis de permis de conduire - accident sur la Vespa -). Infractions qui étaient toujours, sévèrement réprimées par les Belges.

SEPTEMBRE 1987- Excellente idée de LUAMBO Franco, de faire appel à deux chanteuses : NANA et BANIEL pour un exercice de style aux voix veloutées. L'expérience n'a pas duré, certes, mais, elle a été couronnée par deux disques dont les morceaux ont été tous des reflets de l'univers urbain comme on le ressentait à Kinshasa : « C'est dur », « Je vis comme un PDG », « Les ont dit », « La vie d'une femme célibataire », « Flora est une femme difficile ».

1988 – LONGOMBA Vicky tire sa révérence le 12 Mars à Kinshasa, après 36 ans de carrière musicale bien remplie, au sein des éditions CEFA, dans l'OK JAZZ, l'African Jazz, le Negro Succès et le Lovy du Zaîre. A cette date, LUAMBO MAKIADI et BOSUMA « Dessoin » se trouvaient être les deux survivants kinois cofondateurs de l'OK Jazz en 1956. (Actuellement, il ne reste plus en vie, aucun kinois cofondateur de l'OK Jazz. Sauf à Brazzaville, en la personne de Jean Serge ESSOUS, premier chef d'orchestre du groupe)

Avec LUAMBO MAKIADI Franco, tous ses musiciens précités, ont parcouru l'Afrique, l'Europe, l'Amérique et ont enregistré des milliers des disques. LUAMBO MAKIADI Franco, particulièrement s'est révélé à travers tout l'½uvre de son orchestre un technicien extraordinaire qui a exploité toutes les possibilités de sa guitare et de sa voix, générateur de plus merveilleuses acrobaties sonores.

SEPTEMBRE 1989 - LES CONCERTS D'ADIEU DE LUAMBO MAKIADI.

Septembre 1989, soit un mois avant sa mort, LUAMBO MAKIADI qui n'avait plus la maîtrise de son état de santé, trouve quand même les forces de livrer les concerts à Bruxelles, à Londres et à Amsterdam. Le 22 Septembre, à Amsterdam a lieu le concert à l'issu duquel il est admis à l'hôpital le 23 Septembre 1989. Auparavant, LUAMBO MAKIADI a enregistré à Bruxelles son dernier album « Forever « accompagné par le chanteur Sam MANGWANA. Cet album met fin à son apogée discographique qui a commencée en 1953 avec « Lilima wa ngai » et « Kombo ya Loningisa » : Groupe WATAM, soit 36 ans de présence sur le marché du disque.

Enfin, très sympathique et tolérant dans ses relations avec ses musiciens, LUAMBO MAKIADI n'a jamais osé fermer la porte à tous ceux des musiciens qui quittaient l'OK JAZZ et qui demandaient à y revenir. Formé à l'école de la vie, au bout de l'effort et de la persévérance, LUAMBO MAKIADI Franco a vécu au milieu d'un peuple dont il a écouté, exprimé les sentiments les plus profonds. Tout comme il a su courageusement dénoncer les injustices et les faiblesses de la société congolaise ses principales sources d'inspiration. Notamment , des thèmes incendiaires, liés à la prostitution, à la pédophilie, à la maladie, à la sérénité dans le coupe, au célibat, au divorce, à la mendicité, à l'infidélité (2ème bureau), aux « gigolo » , au travail, à l'amour, à la vie , à la mort, etc à travers lesquels chaque mélomane avait trouvé son compte.

D'aucun se souviennent encore de la reconnaissance des mérites discographiques de LUAMBO et son groupe. Entre autre « les maracas d'or », les disques d'or. Un bestseller inoubliable, celui du duo TABU LEY- LUAMBO « Lisanga ya banganga » (1983), OK Jazz plébiscité meilleur orchestre de l'année 1982, des distinctions nationales pendant le règne de MOBUTU, etc.

Si chaque époque génère son messie, on peut affirmer que LUAMBO MAKIADI a constitué pendant tout son règne, le « messie » de la musique congolaise, dont l'½uvre a pris un caractère de parole d'évangile. Hélas ! Comme tout messie humain, LUAMBO MAKIADI Franco n'a pas échappé à notre sort commun : la mort. Elle est intervenue le 12 Octobre 1989 à Namur en Belgique, après plusieurs mois d'incertitude, quant à la nature de la maladie qui le rongeait.- Rapatrié le 15 Octobre à Kinshasa il a été inhumé le 18 Octobre au cimetière de la NGOMBE, avec tous les honneurs dus à un dignitaire, un héro national. Quelques années après sa mort une avenue de Kinshasa porte depuis son nom : - Avenue LUAMBO MAKIADI Franco - (ex. avenue Bokassa)

III – L'HERITAGE LUAMBO MAKIADI

Quel héritage a-t-il laissé à l'OK JAZZ ? Question que s'est posé un confrère du journal « Etumba » en 1996 et qui répond :

« Les espoirs que tous les mélomanes avaient mis sur l'immortalisation de l'OK JAZZ se sont estompés trois ans seulement après la mort de FRANCO. Les musiciens, en effet, n'ont pas pu arrêter leurs ambitions personnelles pour sauver l'essentiel, c'est-à-dire : l'OK JAZZ.

Les problèmes de discipline, aggravés par ceux du patrimoine légué à la famille LUAMBO ont conduit au début de l'année 1994 à l'éclatement de l'OK JAZZ.- MADILU, la famille LUAMBO, l'OK Jazz (vidé de ses musiciens) d'un côté. LUTUMBA Simaro et presque tous les musiciens de l'OK Jazz, avec lui ; de l'autre. Les derniers sous la direction de LUTUMBA vont former le 01 Février 1994, le nouvel orchestre dénommé « BANA OK »

Malgré toutes les interventions des autorités gouvernementales du Zaïre, aucun arrangement ne sera obtenu pour réconcilier les deux parties. »

Tout est parti, en fait, d'un concert donné par MADILU pendant son séjour à Bruxelles , avec les anciens musiciens de l'OK Jazz installés dans cette ville, et pour lequel il enfreint au règlement du groupe, qui interdit l'organisation à l'étranger des concerts en empruntant le sigle OK Jazz. Pour ce faire il a été suspendu pour trois mois. Cette suspension ne sera pas du goût de la Famille LUAMBO, particulièrement, Marie Louise AKANGANA, la s½ur de FRANCO, qui réagira par la confiscation des instruments. Elle va même plus loin en exigeant l'augmentation du pourcentage sur les royalties que l'OK Jazz devra dorénavant versées à la Famille LUAMBO dans le cadre du pactole laissé par son frère. La famille soutient la position de MADILU, selon laquelle le concert donné à Bruxelles était motivé par l'aide à apporter aux enfants de FRANCO, sérieusement dans le besoin.

La décision de LUTUMBA, après la confiscation des instruments est sans recours, malgré l'engagement qu'il avait pris à la mort de FRANCO, de sauvegarder l'½uvre du Grand Maître.

Ainsi, s'est confirmé – ce que redoutait tous les mélomanes - « La suprématie de FRANCO pour qui, l'OK JAZZ n'existait qu'à travers lui seul et sa famille, laissant LUTUMBA Simaro, prétendu successeur sans aucun pouvoir » -

En attendant, si oui ou non l'OK Jazz va se reconstituer, MADILU System sort au mois d'Avril 1994 une cassette dans laquelle la chanson « Ya Jean » est à la une de tous les hit-parades (K7 réalisée avec le concours des anciens musiciens de l'OK Jazz en Europe). De retour à Kinshasa et sur la même lancée, il continue la production musicale avec des musiciens mieux placés pour réactualiser la Rumba traditionnelle, la populariser auprès des nostalgiques de LUAMBO MAKIADI.

De son côté LUTUMBA Simaro qui a confirmé l'existence de son groupe « BANA OK » depuis le 1 Février 1994 réagit par la sortie, lui aussi, d'une cassette qui lui confère son titre inaliénable de poète de la chanson congolaise : « Cabinet molili ».

ET, L'OK JAZZ. QU'EST- IL DEVENU ? Après la création de « BANA OK » et le passage à la carrière solo de BIALU MADILU « System ».

Ces questions trouvent leurs réponses en 1996, lorsque l'un des fils à LUAMBO Franco, dans le souci de perpétuer la mémoire de son père, sollicite les services de YOULOU MABIALA Gilbert et de BOYIBANDA Michel pour restaurer l'orchestre OK JAZZ. La demande acquière le consentement des deux musiciens brazzavillois. Cependant, BOYIBANDA Michel se rétractera par la suite, laissant YOULOU MABIALA faire cavalier seul avec des jeunes musiciens de Kinshasa et de Brazzaville, parmi lesquels ceux qui avaient évolué avec lui dans le groupe KAMIKAZE.

Le 24 Décembre 1996, YOULOU MABIALA exhume l'OK Jazz et ouvre aussitôt les hostilités par une chanson très controversée, car elle ne plait pas à LUTUMBA Simaro qui se sent visé : « Mwana ya LUAMBO ». Une chanson bien réussie, mais qui est une diatribe. Elle fustige, en quelque sorte la bande à LUTUMBA Simaro pour avoir trahi la mémoire du Grand Maître. YOULOU MABIALA qui se dit « Mwana LUAMBO » (« le fis à Luambo ») est le seul à avoir relevé le défi. Et comme pour sceller indéfiniment sa vocation à LUAMBO, YOULOU MABIALA prend comme épouse la fille ainée à LUAMBO MAKIADI (Marie-Hélène LUAMBO « Mama Leti ») avec qui il forme désormais une famille.

Depuis, YOULOU MABIALA est demeuré chef de l'OK JAZZ et avait recouvré une énergie nouvelle, une conception qui lui avait fait éviter l'asphyxie, et lui avait permis de communiquer à nouveau avec le vrai public de l'OK Jazz à travers les concerts et les disques, jusqu' au malheureux concert du 15 Août 2004 à Pointe-Noire où l'artiste est terrassé par une crise d'hypertension. Un tournant douloureux qui du coup a mis définitivement fin à l'existence de l'OK JAZZ, principal héritage de LUAMBO MAKIADI Franco et de tous ceux qui à travers le monde ont été bercés par sa musique

Le temps nous dira si les efforts d'EMONGO le fils à LUAMBO, ses frères et s½urs, la fondation LUAMBO MAKIADI qui se proposent de transférer le corps de LUAMBO MAKIADI à SONA BATA (Bas-Congo), son village de naissance, seront à même de remettre l'OK JAZZ sur les rails !

Par Clément OSSINONDE
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# Posté le lundi 05 octobre 2009 20:06

Modifié le mardi 13 octobre 2009 18:02

Culture et Patrimoine : Les Bantous de la Capitale. Quel bilan 50 ans après ?

    Culture et Patrimoine : Les Bantous de la Capitale. Quel bilan 50 ans après ?
DOSSIER SPECIAL. 15 Août 1959 – 15 Août 2009. Il y a 50 ans naissait le 15 Août 1959 au Bar-dancing « Chez Faignond » à Brazzaville, l'un des orchestres les plus prestigieux d'Afrique : LES BANTOUS DE LA CAPITALE

Très vite, l'orchestre va être la fierté et le porte-étendard, pendant plusieurs années, de la musique congolaise à travers l'Afrique (dont il a animé la célébration des indépendances de nombreux pays en 1960) et dans le monde. (Europe – Amérique latine).

Au fil des ans, Les BANTOUS vont apparaître comme l'une des fondations les plus sûres de la musique congolaise dans les deux Congo et va s'imposer comme une véritable « école » de la musique pratique d'où sont sortis presque tous les grands noms de la musique congolaise, en marge du fait d'avoir réussi à exporter son genre typique, tradi-moderne et ses danses ; on pense notamment au « Boucher », « Kiri-kiri », « Yeke-yeke » et « Soukous »

Si l'on s'en tient aux statistiques, on constate qu'en 50 ans d'existence, et sous l'impulsion du « Sextet merveilleux » : J.S. ESSOUS – Nino MALAPET – Célestin KOUKA – Saturnin PANDI – Edo GANGA et Daniel LOUBELO « De la lune », Les BANTOUS ont façonné ou permis l'éclosion de plus d'une centaine de musiciens, instrumentistes et chanteurs confondus, parmi lesquels, quelques grands noms qui ont marqué son histoire, comme :

- Les guitaristes : Antoine NEDULE « Papa Noël » - Jacques MAMBAU « Jacky » - PASSI NGONGO « Mermans » - Joseph SAMBA « Mascott » - Gerry Gérard BIYELA...

- Les Bassistes : Francis BITSOUMANOU « Céli Bitsou » - Alphonso TALOULOU...

- Les chanteurs : Pamélo MOUNK'A BEMBA - Michel BOYIBANDA – Joseph MULAMBA « Mujos » - Côme MOUNTOUARI « Kosmos » - Théophile BITSIKOU « Théo » - Lambert KABAKO – Simon MANGOUANI - PAMBOU-TCHIKAYA « Tchico » José MISSAMOU...

- Les trompettistes : Samuel MALONGA « Samy trompette » - Jean Marie KABONGO...

- L'organiste : Freddy KEBANO

- Le percussionniste-drumiste : Samuel MALONGA « Ricky »...



L'idée de la création de l'Orchestre BANTOU prend forme en Avril 1959 à Léopoldville (Kinshasa) à l'issue d'une rencontre de musiciens congolais originaires de Brazzaville, eux-mêmes co-fondateurs des orchestres O.K. JAZZ (dont ESSOUS fût le 1er chef en 1956) et le ROCK-A-MAMBO de Nino MALAPET (créé en 1957)

Il y avait là : Dieudonné Nino MALAPET – Jean-Serge ESSOUS – Saturnin PANDI (Rock-A-Mambo) – Edouard GANGA « Edo » - Célestin KOUKA « Célio » - Daniel LOUBELO « De la lune » (OK Jazz)

L'idée se concrétise ainsi le 15 Août 1959 au Bar-dancing « Chez Faignond » à Brazzaville, marqué par un concert historique qui réunit neuf enfants prodiges sous la direction du clarinettiste Jean-Serge ESSOUS, premier chef d'orchestre, (avant que Nino MALAPET, resté provisoirement avec le Rock-à-Mambo, ne prenne le management à partir de 1966 après le 1er Festival mondial des arts nègres de Dakar) suivi de :

- Edouard GANGA « Edo » - Célestin KOUKA « Célio » (chant)
- Daniel LOUBELO « De la lune » (guitare basse)
- Saturnin PANDI (percussions)
- Dicki BAROZA (guitare solo)
- Jacques DIGNOS (guitare rythmique)
- André ARIBOT (drums)
- Damiens EVONGO (maracas)

Tout au long de son histoire, l'orchestre LES BANTOUS DE LA CAPITALE a tenu contre vents et marrées à perpétuer sa forme de musique que nombre de mélomanes apprécient profondément.

L'orchestre le plus connu du Congo Brazzaville a pratiqué depuis sa création, outre la musique congolaise, la musique du monde dans tous ses contours et a acquis une grande réputation qui fait que l'orchestre reste toujours un groupe de référence pour de nombreuses générations. Ce qui lui a permis d'ailleurs :

1) - d'être présent depuis cinq décennies à plusieurs manifestations continentales et internationales, allant des manifestations diverses de sport et de musique, aux festivals de tous genres, tels :

* Le 1er Festival mondial des Arts nègres à Dakar - 1966
* Le 1er Festival culturel panafricain d'Alger – 1969
* La tournée artistique à Cuba - 1974/1975
* Le 11ème Festival mondial de la jeunesse et des étudiants à Cuba – 1978
* Le 2ème Festival culturel panafricain de Lagos – 1977 (Orch.Nat./Bantous)

2) - de se produire dans une soixantaine de pays du monde, redorant partout son blason de porte étendard de la musique congolaise et africaine et de parvenir à imposer sa personnalité.

3) – de marquer fortement sa présence à travers une discographie très fournie, et dont le dernier en date est l'album « Bakolo Mboka », l'album de la nouvelle percée internationale, sortie le 10 Septembre 2007 sous le label CANTOS (Frochot Music) distribué chez le multinational PIAS. Fabuleux, les 13 morceaux de l'album qui ont fait carrière et pour lesquels les nostalgiques des Bantous de naguère ont pu encore verser une larme de joie.

Coup de chapeau également pour la sortie le 24 septembre 2007 de deux premiers albums DVD (vol 1 et 2) « Retour d'enfer en live » réalisés par l'éditeur LIFOULA SIT (KIELE Junior). Albums festifs et énergiques avec des morceaux qui sont réactualisés en live dans « l'ambiance » de toujours, quelques uns des grands succès populaires des années 70 et 80.

Au nombre des titres qui ont marqué différentes époques de gloire des Bantous, et sans être exhaustif, citons :

• « Lutaya » 1961- « Mama Adèle » « Tantina » - 1966 - (ESSOUS)
• « Basili koyokana » - 1961 (NEDULE “Papa Noël”)
• « Bantous de la capitale » - 1962 – « Comité Bantou » 1966 – « Rosalie Diop » 1970 – « Albert akéyi » 1962 - KOUKA Célestin
• « Elie Bolingo » – « Anto na nganda » - 1964 – (MULAMBA “Mujos”)
• « Destino » - « Ritmo de oro » -1966 – « Suzy » 1971 - (Nino MALAPET)
• « Kota na URFC » – « Dodo tolingi yo » - 1966 – (GANGA Edo)
• « Ebandeli ya mosala » 1966 –«Makambo mibale » 1970
«Makiri » 1971 – (MOUNTOUARI « Kosmos »)
• « Camitina”- 1966 - Masuwa” – “ Congo na biso” “Mr on va se marier”
1970 - (Pamélo MOUNK'A)
• « Merci Mama »- « choisis ou c'est lui ou c'est moi »- 1970 – « Even »
• 1971 – (TALOULOU Alphonso)
• « Marie Jeanne » 1971 (SAMBA « Nona »)
• « Isabelle » (PAMBOU « Tchico ») - 1974
• «Osala ngai nini » (KABAKO) – 1981...

4) - d'obtenir à titre de reconnaissance pour sa contribution forte au rayonnement de la musique africaine de nombreux titres honorifiques, des médailles et diplômes d'honneur du Congo et de l'étranger.

Retenons pour le titre le plus récent et qui date du 11 Octobre 2006, la désignation de Jean Serge ESSOUS « Artiste de l'Unesco pour la paix » par le Directeur de l'Unesco, le japonais Koïchiro MATSUURA en personne. C'est au cours d'une cérémonie qui s'est déroulée au siège de l'Unesco à Paris, à l'occasion de la 165ème session du conseil exécutif de l'institution, en présence du président Denis SASSOU NGUESSO, du ministre de la culture des arts et du tourisme, Jean Claude GAKOSSO et de la méga star camerounais Manu DIBANGO, lui aussi, élevé au rang d'artiste de l'Unesco pour la paix. Une désignation qui honore notre grand artiste musicien ESSOUS, la musique congolaise et aussi bien Les Bantous de la capitale.

Il convient enfin de noter que Les Bantous de la capitale se sont efforcés par des mesures appropriées d'enraciner la jeunesse congolaise dans les réalités musicales congolaises, afin qu'elle en comprenne les valeurs profondes et pour mieux l'armer à se rendre responsable de son héritage culturel. Les Bantous ont par ailleurs prouvé par des nombreuses actions concrètes leur participation à la mutation du Congo qui s'appelle progrès, évolution des esprits pour la maîtrise totale de ses destins, la recherche permanente de la conscience créatrice du peuple.

On peut cependant affirmer que depuis le 29 Juillet 2006, au site touristique de « LIFOULA SIT » au nord de Brazzaville, date de retour sur scène du groupe mythique après quelques années d'inactivités,(1997- 2006) plus de doute, Les Bantous sont de retour...définitivement ! Et dire que le chemin parcouru fut semé d'embûche, mais aussi enrichi de belles récoltes.



Les belles récoltes se sont aussi celles enregistrées depuis la reprise des activités du groupe en 2006 jusqu'à ce 15 Août 2009. (Se référer au livre « Les Bantous de la capitale – Chronologie des 48 ans d'existence » pour la période 1959-2007 ; cité ci-dessous). En effet, les succès forts remportés par l'orchestre Les Bantous au Congo en 2006, ont fini par convaincre plusieurs organisateurs des festivals en Europe, comme en témoignent les participations ci-après :

2007

- Le 19 Mai 2007 – premier concert des Bantous en France au 26ème Festival Jazz sous les pommiers à Coutances (Manche)

- Les 18 et 19 Mai 2007 participation au grand rendez-vous international de la mémoire musicale, la 32ème édition du Festival des musiques métisses d'Angoulême. Les Bantous y ont donc produit des spectacles de grande qualité à la très grande satisfaction des festivaliers et des organisateurs. Et la presse française – écrite, parlée et audiovisuelle – a fait un large écho à ce retour sur la scène musicale des vétérans de la musique congolaise, un peu comme ce qui a été dit dans le temps de « Buena vista social club » cubain :

RFI, Le Monde, TV5, Télérama, Mondomix... ont consacré plusieurs minutes de reportage et réservé l'essentiel des pages aux Bantous. Africa n°1, de son côté n'est pas resté en marge de l'évènement.

Après Angoulême, Les Bantous ont poursuivi leur tournée européenne en Belgique et en Hollande :

- Le 25 Mai 2007 à Anvers (Centre des cultures du monde Zuidershuis) - Belgique -
- Le 27 Mai 2007 à Nijmegen (Music Meeting de Nijmegen) – Hollande

Autant de rencontres qui ont permis à l'orchestre de se ménager une place de choix chez les producteurs et les tourneurs européens.



De retour au Congo le 29 Juin 2007, Le formidable groupe Les Bantous apparaît de nouveau au plan national dans l'agenda des grandes fêtes officielles de la république du Congo, avec un style complètement rénové, s'affirmant à coup sûr comme un groupe d'une extrême originalité rythmique. C'est ainsi qu'il anime le 15 août 2007 les festivités commémoratives du 47ème anniversaire de l'indépendance du Congo à Ouesso (préfecture de la cuvette). Les Bantous confirment devant la présence de nombreux chefs d'état africains qu'ils sont restés l'orchestre incontournable du Congo et de l'Afrique.

- Le 10 octobre 2007, Les Bantous sont honorés par la sortie d'un livre qui retrace la chronologie de leur histoire de 1959 à 2007 soit 48 ans d'existence, par son auteur Clément OSSINONDE. Un livre évènement par la nature et la profondeur de son contenu. Il est réalisé aux Editions Cyriaque BASSOKA. (www.bassoka.fr ) : « Les Bantous de la capitale, chronologie des 48 ans d'existence »

2008

Sur la même lancée de 2007, Les Bantous vont s'exprimés en 2008 avec beaucoup plus de dynamisme dans l'organisation du travail et la réalisation des tâches attribuées aux principaux animateurs. Entre divers lieux de concerts, particulièrement à Brazzaville, le Bar-dancing « La Détente » pour les bals populaires, le CCF (centre culturel français) pour les spectacles ont servi effectivement en véritables lieux de détente et de show pour les fervents mélomanes brazzavillois de la rumba-soukous et les adeptes des rythmes du monde.

2009

Janvier 2009 - Les Bantous sont honorés par le gouvernement congolais, par le biais du ministère de la culture et des arts qui décrète officiellement l'année 2009, « Année des Bantous de la capitale » A l'affiche une série de rencontres et des prestations qui vont dans le droit chemin des manifestations commémoratives des 50 ans de l'orchestre Les Bantous de la capitale peu après les festivités de la fête de l'indépendance de la république du Congo, le 15 Août 2009.

25 mars 2009 - le ministre de la culture et des arts, Jean Claude GAKOSSO s'entretient avec les musiciens de l'orchestre Les Bantous de la capitale avant leur départ le 26 mars 2009 en France où ils sont attendus à la 5ème édition du Festival Babel med music à Marseille. L'entretien a essentiellement porté sur le calendrier de la célébration du cinquantenaire du groupe, prévu au début du mois de Septembre 2009. Une fête que le ministre souhaite populaire.

Le 26 Mars 2009 – Les Bantous de la capitale atterrissent à Marseille via Paris, prêts à éclater dans les oreilles et les pieds des mélomanes de France et du monde. Le groupe réduit à 12 musiciens compte dans ses rangs :

- ESSOUS Jean Serge chef d'orchestre
- KABAKO Lambert, MANGOUANI Simon, GANGA Fregh (chant)
- MALONGA Samuel (clarinette) NKODIA Frank (saxo)
- PASSI-NGONGO Mermans, NSOUNGA Albert « Déde » (guitares)
- ELENGA Joseph (guitare basse) – NSAKANDA Faustin (Synthé)
- MALONGA Siméon Rikky » (drums) , MASSENGO Robert (tumbas)
- ENKO Théo (manager)

Pour des raisons de calendrier, une partie importante de l'orchestre reste à Brazzaville pour honorer quelques contrats de productions importants. Notamment les musiciens Nino MALAPET, Edo GANGA, Célestin KOUKA, David SITA « Athis », Toussaint MABIKA, ROSSELIN, YANICK et autres...

27 mars 2009 – Les Bantous de la capitale triomphent au rendez-vous de la World music à Marseille

Babel Med, le marché festival des musiques du monde, a accueillie du 26 au 28 mars des professionnels du monde entier ainsi que vingt neuf groupes musicaux dans sa 5ème édition au cours de laquelle se sont également déroulés les débats sur la situation de l'industrie musicale.



Côté concerts, les vingt neuf groupes qui se sont produits sur la scène des « Dock des Suds », neufs prix ont été remis pour célébrer ces talents sans frontières, parmi lesquels ceux remportés par l'orchestre Les Bantous de la capitale : Le prix Babel Med Music et le prix d'honneur du président du Conseil régional Provence-Alpes-Côte d'Azur

En effet, Les Bantous de la capitale ont démontré au grand public amateur, de la World Music, de purs moments de la Rumba-Soukous, de l'Afro beat et de la Salsa. Dans une salle prête à craquer, ils ont utilisé tous les rouages rythmiques, en mettant en scène un répertoire qui a su synthétiser une approche variée et sensible pour le large public du « Dock des Suds » qui les a porté en triomphe.

Samedi 28 mars 2009 – Les Bantous de la capitale quittent Marseille à destination d'Auxerre via Paris. La CITE DES MUSIQUES, 7, rue de l'Ile aux plaisirs - 89000 AUXERRE (Yonne) va constituer effectivement la base de séjour des Bantous en France, à partir de laquelle ils se déplaceront pour les concerts dans d'autres villes. Ils sont accueillis par Mr Etienne DELANNOY responsable du site d'Auxerre qui n'a ménagé aucun effort pour rendre le séjour des Bantous agréable.

Samedi 04 avril 2009 – Concert des Bantous à Auxerre organisé par « l'Association ICONE pour l'amitié avec le Congo Brazzaville ». En effet, le splendide « Mo Better blues 2 » a reçu ce soir là, Les Bantous qui ont présenté un éventail de choix judicieux de plusieurs rythmes congolais et du monde auquel le très beau répertoire a offert un écho de grande qualité. Cette manifestation a su synthétiser une approche variée et sensible pour le public d'Auxerre très émerveillé.

Dimanche 12 Avril 2009 – Olympia ! Les Bantous de la capitale : mission accomplie.

L'Olympia, chapelle d'un soir, s'est emplie des ouailles venues nombreuses célébrer le passage du Révérend Bantous de la capitale, de 21 h à 23 h 30. Une fois encore la grande machine des « Bakolo mboka » s'est mise en marche.

A l'exception du doyen ESSOUS qui a été longuement ovationner par la salle toute entière et de quelques « vedettes » comme PASSI-NGONGO – KABAKO-MALONGA Rikky - MANGOUANI Simon - MALONGA Samy, se sont des musiciens peu connus ; jeunes pour la plupart, enthousiastes, car ils ont eu là l'occasion de jouer la musique qu'ils aiment, ce qui ne leur arrive pas tous les jours...Tous ont eu leur mot à dire dans l'excellence de l'orchestre.

Les Bantous de la capitale ont concrétisé avec le passage à l'Olympia un rêve qui datait de longtemps. Notons aussi que ce concert a été honoré par la présence d'un grand nombre des musiciens africains, dont l'ancien guitariste des Bantous (1961-1963) le soliste Antoine NEDULE « Papa Noël « qui est intervenu dans le répertoire par l'interprétation du morceau « Bantous de la capitale » avec une chaleur, une générosité un mordant et une sonorité des grands « cha cha cha ».

Dimanche 3 Mai 2009 – Roissy-en-Brie (Seine Marne) dans la salle de la Maisons des temps libres, Les Bantous de la capitale ont su fabriquer un peu de rêve tout en ayant un regard juste sur la musique du monde.

Déterminés à faire de la danse un moment de plaisir, ils ont permis aux participants de cette soirée festive organisée par le congolais Jean Baptiste BADILA, à embarquer dans l'univers des années de gloire de la musique congolaise. Un vrai retour aux sources.

Vendredi 8 Mai 2009, Hall St Martin. Au C½ur de Cergy Pontoise (Val d'Oise) Les Bantous ont proposé à une assistance en majorité congolaise, un cocktail étonnant et détonnant de rythme en tout genre. Le duo chant KABAKO- MANGOUANI pour la Rumba, le salsero GANGA Fregh pour la Salsa ont pris les commandes de la soirée. Ils poursuivront leur tour d'horizon des tendances musicales du monde, au travers d'une série d'interprétations évidemment dansant, qui feront monter la température jusqu'au petit matin, pour leur quatrième et dernier concert en France.

Jeudi 28 Mai 2009, L'orchestre Les Bantous de la capitale quitte Paris à destination de Brazzaville, après trois mois de séjour en France. D'un point de vue musical, le séjour des Bantous a été une réussite, en dépit de l'absence d'une couverture médiatique forte pour drainer les foules aux lieux des concerts.

Mais, hélas ! Le séjour des Bantous se termine tout de même par une mauvaise note : l'état de santé préoccupante de son chef Jean Serge ESSOUS contraint de rester à Paris pour éventuellement recevoir des soins appropriés. La suite incertaine de se doter immédiatement d'une couverture médicale a montré la dureté de la vie de nos musiciens dans une profession libérale où il n'existe aucune structure de sécurité sociale.

Il est apparut en conséquence pour le cas précis d'ESSOUS la nécessité absolue de lancer un « s.o.s. » auprès des autorités congolaises de la culture et de l'opinion nationale pour une intervention rapide. (« S.o.s. pour J.S. ESSOUS » Starducongo juillet 2009)

Juillet 2009 : Jean Serge ESSOUS, toujours malade se voit contraint de rentrer à Brazzaville. Le délai de séjour et de la validité de son titre de voyage vont militer impérativement à ce retour, dans l'espoir d'obtenir des autorités congolaises, une évacuation sanitaire pour un retour à Paris.

1er AOUT 2009 – ANITHA NGAPY Au c½ur de la discographie d'anthologie des Bantous de la capitale : Réalisation par les Editions ANITHA NGAPY de cinq albums qui ont le mérite de réunir les meilleures ½uvres des Bantous - celles qui ont permis au groupe de bâtir sa légende. (Les Bantous de la capitale - « Bakolo mboka » - 50 ans d'existence)

3 AOUT 2009 Coup d'envoi de la 7ème édition du Festival panafricain de musique (FESPAM) par le chef de l'état Denis SASSOU NGUESSO qui à cette occasion a décoré à titre exceptionnel, au grade de Commandeur dans l'ordre du mérite congolais, l'orchestre LES BANTOUS DE LA CAPITALE pour l'ensemble de son ½uvre grandiose au service du Congo et de l'Afrique.

C'est dans un même creuset d'enthousiasme, les couleurs violentes et chatoyantes du Congo et de l'Afrique rassemblés dans le mémorable Stade Eboué, que l'honneur est revenu aux BANTOUS DE LA CAPITALE d'ouvrir les manifestations du FESPAM.

Conclusion

Au regard du chemin parcouru depuis le retour sur scène le 29 Juillet 2006, nonobstant les périodes de gloire des années 50 à 90, il est certain que l'on peut retenir la période allant du 15 Mai 2007 au 15 Août 2009, comme étant une nouvelle période culminante dans l'histoire des Bantous de la capitale. Celle où l'essentiel étant posé, ils pensent désormais mettre sur pied des nouveaux projets, favoriser l'émergence d'une musique toujours créative et originale, avec comme perspectives :

- de relancer la production discographique pour un nombre plus grand des nouvelles créations.

- de faire cohabiter la musique congolaise et les musiques du monde afin de rapprocher : les rythmes de diverses couleurs. Un défit qu'il faut relever et qui impose le respect, notamment celui de se faire entendre au cours des festivals et concerts à l'étrange, en occupant une place éminente.

- de stimuler le travail des jeunes musiciens en exigeant d'eux un minimum de technique. Il est indispensable de définir concrètement un plan de travail visant à développer le mouvement populaire musical, dans la mesure des possibilités des vétérans du groupe, sur la base des objectifs du ministère de la culture et avec son concours.

- de réfléchir sur la mise en place d'une organisation interne qui devrait être au contact avec une structure médicale spécialisée pour des soins de confort et thérapeutiques à dispenser aux musiciens malades, à défaut d'une véritable société d'assurance maladie.

Le 50ème anniversaire des Bantous de la capitale constitue donc un moment d'émotion et de souvenir dans l'histoire de la République du Congo. Pour donner la mesure de l'importance du travail accompli par ce groupe, il faut signaler qu'il serait impossible de comprendre les aspects les plus spécifiques de notre musique tout au long des 50 dernières années, sans évaluer ce qu'a représenté et représente l'orchestre LES BANTOUS DE LA CAPITALE.

BON ANNIVERSAIRE, LES BANTOUS DE LA CAPITALE !

Clément OSSINONDE ( clement.ossinonde@orange.frCet e-mail est protégé contre les robots collecteurs de mails, votre navigateur doit accepter le Javascript pour le voir )

Source : SDC, Starducongo.com

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# Posté le vendredi 04 septembre 2009 09:30

Modifié le mercredi 23 septembre 2009 11:55

info.

Tabu Ley se porte bien, bientôt, il rentrera à Kinshasa

Le patron de l'orchestre « Afrisa International » s'était rendu dernièrement en Europe, précisément en France pou r des soins spécialisés.

L'on se souviendra qu'il y a quelques jours après son retour à Kinshasa en provenance de La Havane au Cuba où il était l'invité d'honneur d'un Festival de mu­sique, Seigneur Tabu Ley avait été vic­time d'un Accident Cardiovasculaire, Avc. Ce qui a obligé son médecin traitant de l'envoyer en Belgique pour des soins appropriés.

Le compositeur de « Mokolo nakokufa » y est resté pendant plusieurs mois avant de regagner la capitale con­golaise resplendissant de la bonne santé.


Mais, hélas ! Cela n'a été que de courte durée. Rochereau a commencé à manifester des signes non commodes pour lesquels il devrait être pris en charge par des médecins spécialisés. Il est donc reparti en Europe, plus précisément en France.

Notre source basée à Paris nous fait savoir que contrairement à ce que peuvent encore penser certains scepti­ques, le patron de l'Afrisa International se porte comme un charme. Ayant re­couvré sa santé, Tabu Ley s'adonne pré­sentement à la rééducation de ses mem­bres sous la supervision des kinésithé­rapeutes de renommée. Son retour au pays est prévu dans les tout prochains jours. Le temps pour ses Médecins à décider de cette opportunité, Mwana ya Tabu regagnera la capitale congolaise où, sur sa table, attendent beaucoup de projets alléchants.

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# Posté le mercredi 12 août 2009 14:38

Info.

Youlou Mabiala plaqué par sa compagne et abandonné dans une église

Démuni de tout, il vivait de l'aumône des adeptes généreux. Que des regrets ? C'est fini, fini à jamais. Le glas à l'air d'avoir sonné pour le prince Youlou Mabiala Aujourd'hui, le ciel et la terre ne l'ho­norent plus. Ses dieux l'ont quitté. Tout semble lui avoir tourné le dos comme l'empereur Napoléon à la morne pleine de Waterloo. C'est l'ex­piation. Et même H..., la plus chère de sa vie et la mère de son dernier enfant, âgé de quatre printemps, la plaque malgré elle. Les seuls cadeaux et souvenirs queue lui lègue en de­hors de l'enfant se traduisent en re­grets, en pleurs et en larmes. Inta­rissable pour éternité. Qui s'amourachera-t-elle encore de lui ? - En tout cas personne. Qui pourra encore lui redonner l'espoir de vivre ? -Seul Dieu peut-être.

A l'exemple de son frère Freddy Mayaula Don Padrino, Youlou devra désormais apprendre seul. A passer des nuits entières, sans la chaleureuse peau satinée de sa bien-aimée perdue qu'il se plaisait d'appeler tendrement, avec un accent rustique 100% Né Kongo, « mama Lêni ».

En ce moment, avec sa Bible au chevet comme dernier rempart. Nous espérons que Youlou Mabiala tiendra le coup. L'absence prolongée de sa chère « mama Lêni qui » papillonne­rait insouciamment sous d'autres voûtes étoilées ne le poussera certai­nement pas au pire.

Certes, Youlou n'est pas, en effet, le premier musicien à vivre ce drame sentimental. Bien d'illustres vedettes notamment Kallé, Rochereau, Dr. Nico, Vicky, Max Soki, Franco etc en furent victimes. Et la plupart d'entre ­eux se laisseront mourir ... puisque incapables d'endurer le choc.

Pour le cas du « prince », tout est parti sup­pose-t-on d'une enveloppe; part d'hé­ritage provenant de d'une con­cession familiale. Jeune dans sa na­ture et cherchant à profiter intensément, elle aussi, de la vie, au lieu de croupir devant les charges et caprices de son malade, la douce compa­gne de Youlou s'est rappelée de l'adage selon lequel en amour, il y a toujours un perdant. Tout doucement, elle a préféré faire ses valises. Sa vie devenait de plus en plus monotone. Un cauchemar.

Personnellement, en apprenant cette rupture, j'avais cru à un bluff. Car, l'amour courtois qui liait -devant mes eux- ces deux amoureux me parais­sait inaltérable. Ce fut une union pas­sionnante contre laquelle rien ne pré­valait ...

Après plusieurs errements, la petite H... semblait trouver enfin en Gilbert, de surcroît bon casse-c½ur, l'assouvissement tant recherché par les femmes dites « cocktail-molotov », Hélas ! Ce n'était qu'une illusion. Mal­gré les promesses qu'ils s'étaient fai­tes aux premières lueurs de leur amour en 1977, aujourd'hui, leur idylle qui souleva un scandale à Kin et à Brazza tourne au vinaigre. Elle est comparable maintenant à un verre cassé... impossible à restaurer.

Toujours hanté par le signe indien, comme le malheur ne vient jamais seul, même la faramineuse somme de dix millions des francs CFA lui envoyé par le Président Sassou par le canal du doyen Jean- Serge Essous ne lui était pas parvenue.

Perdu à Paris comme une épingle dans une botte de foin, Youlou Mabiala est resté injoignable pendant qu'on le croyait dans une clinique habituellement fré­quentée par nos frèresde Brazza. Fi­nalement l'argent en question reprit le chemin de l'expéditeur.

En dernière minute, nous appre­nons que le prince Y.M végéterait quel­que part dans une église des Béninois à Paris. C'est là où sa compagne l'aurait abandonné comme Moise en Egypte. Même Verckys Kiamuangana qui a recouvré sa bonne santé n'a pas encore découvert son gîte. Il serait toujours a sa recherche. (A suivre)

(Ern./BT/Th)

Jonnhy Lukombo/La Référence Plus

loufoulakari
Mamou
Vyckina
Massi
Lekwey
Patience
Pension Na Bandalungwa
Obi Mi Mbwe
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# Posté le mardi 16 juin 2009 20:53

Modifié le mardi 16 juin 2009 21:10