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Special rumba congolaise

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labelle-epoque

Description :

Rythmes chauds et déhanchements assurés… Voici le credo de la musique la plus populaire que l'Afrique ait jamais produite. Aucune fête afro digne de ce nom dans le monde francophone ne peut se tenir sans une programmation de ces sonorités congolaises. En boîte, dans les bars ou les fêtes familiales, les amateurs miment en permanence les pas de danse des meilleurs groupes du genre. Etat des lieux d'un milieu pourtant miné par maintes dissensions.

Plus précisément, la vague est partie des deux rives du Congo belge dans les années cinquante. Elle a traversé l'Afrique en long et en large et s'est invitée ensuite en Europe et aux Amériques, devenant à terme la première musique africaine à s'imposer internationalement. Et ce, malgré les médias occidentaux qui ne lui accordent que très peu d'intérêt. La rumba congolaise est en effet devenu la preuve vivante que le camp culturel dominant (l'Euro-Amérique à ce jour), même s'il se refuse à jouer le jeu, peut être contourné. Aussi bien dans l'underground culturel que dans les officines officielles, cette musique est écoutée, appréciée et va jusqu'à provoquer des hystéries collectives. Il paraît difficile d'imaginer une nuit dans une ville aussi ouverte que Paris aujourd'hui sans un rendez-vous où régnerait cette rumba endiablée venue d'Afrique Centrale.

Si l'on excepte l'Afrique du Sud et ses particularités musicales, la rumba fut le premier syncrétisme musical où le Continent noir s'est retrouvé associé à la vieille Europe. Il est né pour ainsi dire du ventre colonial. Nous sommes au début du siècle, lorsque débarquent des Caribéens tentés par la roue de la bonne fortune sur les chantiers coloniaux d'Afrique Centrale. Leurs guitares et accordéons accompagnent les premières émissions de Radio-Léopoldville (du nom du roi des Belges d'alors) dès la fin des années 30. Leur musique, déjà célébrée en Europe à l'époque, emporte vite le c½ur des populations mélomanes de la région. Celles-ci retrouvent dans ces airs ramenés par des descendants d'esclaves, issus de la diaspora, des sonorités proches, correspondant à leurs propres traditions musicales. Il s'agit alors d'un effet aller-retour. Les rythmes et les mélodies d'antan, après avoir voyagé aux Amériques (Cuba notamment) et après s'être mélangées aux sons européens (mazurka, polka et autres danses de salon), reviennent sur leur terreau natal. Sous influence manifeste, les artistes s'en emparent de suite et se les réapproprient. Ainsi prend forme la fameuse rumba des deux rives du Congo.

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Terrassé par un Avc : le chanteur Debaba s'est éteint à la Clinique Ngaliema

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Fondateur, en 1980, avec Lele Nsundi et Koffi Olomide, du groupe « Historia Musica » où il lança son premier disque intitulé « Sauvetage », Debaba est allé dans Viva la Musica de Papa Wemba avant de faire partie, en 1985, de l'orchestre Choc Star.
 
Dieka Mbaki Claude, est un artiste-musicien qu'on présente plus. Bien connu dans le monde musical congolais sous son nom de scène de « Debaba El Shabab », ce chanteur, à la voix angélique, était connu du commun des mortels à travers ses ½uvres toujours sensuelles. Fondateur, en 1980, avec Lele Nsundi et Koffi Olomide, du groupe « Historia Musica » où il lança son premier disque intitulé « Sauvetage », Debaba est allé dans Viva la Musica de Papa Wemba avant de faire partie, en 1985, de l'orchestre Choc Star.

Possédant un riche répertoire, Debaba qui n'a pas trouvé ce qu'il recherchait dans la musique dite mondaine, a franchi le cap pour aller rechercher le salut sur la voie de l'Eternel. Là aussi, il a continué à chanter avec d'autres sommités de la chanson chrétienne telle que la S½ur Marie Misamu. On peut percevoir leurs deux voix dans la chanson « Le Dieu qui connaît tout ».

Terrassé par un Accident cardio vasculaire, il a été pris en soin à la Clinique Ngaliema. Après un premier rétablissement, Debaba a regagné sa maison avant de rechuter le week-end dernier et d'être reconduit, en urgence, dans le même centre hospitalier où il a, malheureusement, rendu l'âme à 2 heures du matin dans la nuit du samedi 23 à dimanche 24 avril 2011.

Le desk musique de « L'Avenir », touché par cette brusque disparition, présente ses condoléances les plus attristées tant à la grande famille des Musiciens Congolais qu'à la famille biologique de frère Debaba. Que son âme repose en paix.
 
RAPHA BOUNZEKI feat DEBABA, DEFAO ET CARLITO
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#Posté le mercredi 25 mai 2011 10:30

Loko Massengo et l'Internationale Rumbaya

Loko Massengo et l’Internationale RumbayaEnfin sur le Marché Mondial. Voici un album "L'international Rumbaya" Qui rend justice à Loko Massengo Djeskin !

Il s'agit d'un Best of : « Bloquer Zinguer » symbole d'une génération avide de trouver ses propres moyens d'expression rythmiques, sa propre culture.

Un album de 10 titres qui lui font entendre en compagnie des anciens de « RUMBAYA » réunis ici en grand orchestre jouant de très bons arrangements qui rappellent une époque mémorable. 10 titres qui rendent cet album indispensable. Il propose un admirable trio chant au format inhabituel qui démontre à l'évidence comment l'histoire du chant ténor et de la rumba est passée, par l'intermédiaire de LOKO MASSENGO.

Il était temps de redécouvrir ce célèbre et admirable vocaliste, qui a mis depuis plus de 30 ans un talent original, un goût et une compétence rare au service d'une musique qu'il aime avec Passion. Une musique dans des contextes « Rumba Rock » dont il a donné le meilleur de son « swing », et le plus sensuel de son art. Aussi, l'occasion mérite que nous décortiquions la vie musicale de ce grand chanteur : LOKO MASSENGO « Djeskin »

I – UNE ENFANCE BERCE PAR LES MELODIES GRACIEUSES DE LA RUMBA.

LOKO-MASSENGO est né le 31 Juillet 1947 au Congo, dans une famille qui a pris une part active dans la genèse de la Rumba moderne, particulièrement son père qui a joué aux instruments et qui avait sa propre virtuosité mélodique, combinée avec la passion pour les ½uvres des génies : Paul KAMBA, Antoine MOUNDANDA, Antoine KOLOSOY WENDO et ADOU ELENGA.

C'est dans cette ambiance qu'il a été bercé dans son enfance par les mélodies gracieuses de la Rumba. Pourtant, la musique d'église est celle qui a vu peu à peu s'ouvrir sur son soleil, lorsqu'à dix ans il a commencé à chanter dans la chorale de Saint François à Kitambo (Kinshasa). LOKO se souvient toujours avec beaucoup d'affection de son premier maître, le frère DAMIEN qui lui a appris à chanter le « Grégorien », alors qu'il était à l'école primaire St Georges de Kitambo, avant de poursuivre ses études secondaires à l'école technique de Sainte Marie dans la commune de Saint Jean (Lingwala) entre 1961 à 1963.

II – BRAZZAVILLE, UN REMARQUABLE CHOIX

Né des parents originaires du Congo-Brazzaville, ces derniers l'envoient à Brazzaville pour achever ses études secondaires au Collège d'Enseignement général, Ganga Edouard. Un très bon choix, mais une aubaine pour LOKO qui arrive à Brazzaville à un moment où l'orchestre Les Bantous de la capitale traverse ses années de gloire, déversant en grande pompe des très belles Rumbas et une majorité de thèmes ultra « chauffants » composant plusieurs sélections de premier ordre. C'est ainsi que LOKO- MASSENGO est fortement influencé entre 1964-1965 par la mouvance de cette époque où il a commencé à faire l'école buissonnière pour aller voir Les Bantous à « Pigalle » de Bacongo

III – KINSHASA DEUX ANS APRES : LA DEROUTE

1965 – LOKO-MASSENGO est de retour à Kinshasa la ville de toutes les musiques. L'aventure de Brazzaville n'a pas cessé de le hanter. Néanmoins, pour ne pas décevoir ses parents, il continu à parfaire ses connaissances dans la structure scolaire I.N.P.P. de Kalina (Gombe) pour une formation liée à la diplomatie : Secrétaire d'Ambassade, mais peine perdue, car une année plus tard LOKO-MASSENGO décide de tout abandonner pour se consacrer à la musique, dont Brazzaville, voire l'orchestre Les Bantous de la capitale a été le moteur propulseur. La rupture est consommée avec ses parents qui voulaient absolument pour leur fils la réussite scolaire, mais en vain.

IV – 1966 - LOKO-MASSENGO CRAQUE SOUS LE COUP DE « JAMEL NATIONAL »

1966 – LOKO-MASSENGO choisi pour le début de sa carrière musicale, le « JAMEL NATIONAL », le creuset des jeunes talents. Un groupe qui a donné la vedette aux nombreux jeunes artistes, dont le chef Tony KABANGU (guitare solo) a su s'entourer et qu'il a eu en général lui-même découverts. Tels les noms : BAVON « Marie-Marie », Verckys KIAMUANGANA, EMPOMPO-LOWAY, BUMBA-MASSA, MAURO Maurice, Zozo AMBA, DEESSE, NEJOS, etc.

V – 1967 – L'ORCHESTRE « NEGRO SUCCES » UN PASSAGE OBLIGE

Sollicité par BAVON « Marie-Marie » en 1967, LOKO-MASSENGO quitte le JAMEL NATIONAL pour intégrer l'orchestre NEGRO SUCCES. Une promotion idéale pour gravir les marches du professionnalisme. Sa carrière, en effet, a commencé à prendre une véritable forme dans ce groupe, surtout après la tournée fracassante à Mbuji-Mayi et au Kasaï. LOKO garde de cette tournée un souvenir inoubliable, la première fois qu'il prenait l'avion.

VI – 1968 – JEANNOT BOBENGA (VOX AFRICA) : L'HOMME FATAL DE LA CHANSON

Instabilité ou pas, LOKO-MASSENGO à un objectif ; devenir l'archétype et le maître à chanter dont le talent devrait aboutir à une importance expérimentale. Il quitte le NEGRO SUCCES pour chanter dans l'orchestre VOX AFRICA de Jeannot BOBENGA, un grand mélodiste, qui lui apprend quelques techniques harmoniques. Avec le VOX AFRICA, LOKO-MASSENGO effectue une tournée triomphale dans quelques pays de l'Est-Africain, puis en ZAMBIE, le pays qui particulièrement a contribué à sa notoriété.

VII – 1968 – SOUS L'EGIDE DE VERCKYS KIAMUANGANA : L'ORCHESTRE « VEVE », UN NOUVEAU SOUFFLE

1968 - De retour à Kinshasa, LOKO-MASSENGO est devenu un brillant virtuose acclamé par un vaste public qui dépasse largement l'auditoire de la Rumba à KIN. Il est à coup sûr un chanteur magnifiquement doué, un très bon compositeur. D'où la préférence de Verckys KIAMUANGANA (nouvellement parti de l'OK Jazz) pour l'intégrer dans son orchestre « VEVE », un groupe qui s'annonçait promoteur. VERCKYS avait besoin des nouveaux talents pour s'inspirer du style OK JAZZ et lui faire véritablement l'ombre.

L'orchestre VEVE va apporter un nouveau souffle à la musique congolaise. Tout Kinshasa sera conquis par les jeunes et talentueux musiciens qui avaient décidés à révolutionner la musique congolaise, avec comme acteurs potentiels, le chef KIAMUANGANA « l'homme aux poumons d'acier » et une attaque « bazooka » qui fera date dans l'histoire de la musique congolaise moderne : le trio SAAK SAKOUL, MARIO MATADIDI et LOKO-MASSENGO « Djeskin ».

1972, l'orchestre VEVE au sommet de sa gloire, après mieux que jamais s'être affirmé comme un inépuisable créateur des talents nouveaux perd l'attaque « bazooka » SAAK SAKOUL, MARIO MATADIDI et LOKO-MASSENGO « Djeskin » qui se sont vu léser dans leurs droits en tant qu'employés dans l'orchestre VEVE.

VII – 1972, « SOSOLISO » OU LA REVOLUTION RYTHMIQUE INCARNEE PAR « LE TRIO MADJESI »

1972, l'avènement du « TRIO MADJESI » est comparé à une révolution rythmique. Sa renommée commence lorsqu'il invente des figures chorégraphiques qui donnent à son spectacle scénique une découverte inédite. Le trio va suivre toute une série de succès dû à la fois à l'engouement provoqué par ce sport et la qualité de ses harmonies vocales. Ses premiers succès s'intitulent « Feza », « Longoma Olive », « Camarade ekufaka », « Butteur »....Pas étonnant qu'on ait baptisé sa musique de « révolutionnaire », un genre unique que l'on a comparé aux Beatles. De 1972 à 1975 c'est le règne du TRIO MADJESI sur le plan national et international. Un élément important pour la vulgarisation de la nouvelle musique congolaise : introduction du spectacle, organisation scénique, valorisation culturelle et synchronisation chorégraphique. Un véritable mythe rénovateur

Les belles choses, hélas ! Ne durent pas, le Trio va être victime d'une machination politico-culturelle minutieusement organisée par l'administration LUAMBO-MAKIADI, alors que le groupe préparait l'Olympia. Les mauvaises langues vont spéculer, jusqu'à atteindre la sphère politique. L'UMUZA (Union des musiciens zaïrois) y apporte son grain de sel pour fustiger le caractère occulte du Trio dont les composants sont traités d'usurpateurs et seront contraints de regagner leur pays respectifs (Angola) pour MARIO MATADIDI, (Congo-Brazzaville) pour LOKO-MASSENGO, seul SAAK SAKOUL, originaire de la RDC est resté à Kinshasa.

VIII – 1976 – RETOUR AU « BERCAIL » DE LOKO-MASSENGO

En 1976, LOKO-MASSENGO qui n'a vécu qu'à Kinshasa depuis son enfance est contraint de retourner au « bercail » Brazzaville dont il n'a que très peu d'affinités. Il n'a pas de choix.

IX – 1978 – « LES TROIS FRERES » : UNE LEGENDE QUI A LA VIE NE DURE PAS

En Novembre 1978, un concours de circonstance fait que Michel BOYIBANDA, YOULOU MABIALA (transfuges de l'OK JAZZ) et LOKO-MASSENGO (Sosoliso) décident de la création à Brazzaville de l'orchestre « LES TROIS FRERES ». pour redynamiser la musique populaire congolaise, un nouveau cycle pour la carrière de LOKO-MASSENGO, après avoir fait presque le maître à « KIN LA BELLE » Une année a suffit pour faire danser tout Brazzaville avec un répertoire choc ; la rumba étant de rigueur, dans des titres endiablés, tels « Nénette », « Sale », « Diallo », « Nabatiya Tuku Tuku », etc. au rythme de la danse « Bloqué Zengué ». Une expérience qui à la vie n'a pas durée (1978-1979)

X – LA CARRIERE SOLO, LE CONSERVATOIRE, le GROUPE « KEKELE »

Pour le reste de la carrière de LOKO-MASSENGO notons : *- 1980, début d'une carrière solo. Il est accompagné par le groupe « Rumbaya », aux éditions Safari Ambiance (Mme LACOSTE, MR.MAMATAKIS)

1980 – 1983, Toute l'Afrique danse sous le rythme de LOKO-MASSENGO, une période extraordinaire avec l'émission Canal Tropical de Gilles OBRINGER diffusée sur RFI.

1986 – Admission au conservatoire de Paris, grâce à l'obtention d'une bourse d'études de l'Etat congolais.

1987 – Il fonde un foyer avec une étudiante congolaise qui lui fait trois filles. Installation définitif en France.

2001 – Sous l'impulsion de huit artistes musiciens de renom, dont LOKO-MASSENGO, il est crée à Paris le groupe KEKELE, lequel a pour objectif renouer avec la rumba congolaise originale. Il est produit et soutenu par l'éditeur SYLLA IBRAHIMA qui a déjà sur le marché international 2 albums signés : Syran MBENZA, NYBOMA, BUMBA MASSA, WUTA MAYI, LOKO-MASSENGO, NEDULE « Papa Noël et Jean-Papy RAMAZANI.

LOKO-MASSENGO & l'International RUMBAYA « best of » est distribué par www.bassoka.fr

Clément OSSINONDE

Clement.ossinonde@sfr.fr
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#Posté le mardi 30 novembre 2010 08:24

Modifié le mardi 30 novembre 2010 08:50

Tabu Ley compte fêter ses cinquante ans de carrière avec ses anciens musiciens

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L'artiste musicien Rd-congolais Rochereau Tabu Ley fêtera cette année son cinquantième anniversaire de carrière et son septantième anniversaire de naissance. Ses enfants le veulent de grande envergure, un anniversaire digne d'un Baobab de la musique de la RD-Congo et de l'Afrique toute entière. Pour y parvenir, les concerts sont prévus dans plusieurs endroits et pays du monde.

Ces concerts qui auront lieu, sauf changement de programme de dernière minute, vers la fin de l'année 2010, regrouperont tous les anciens artistes encore en vie d'Afrisa international.

Il s'agira notamment de Mboyo Moseka Mbilia Bel, Pepe Ndombe Opetum, Kassanda Kashama René dit Karé, Guvano, le guitariste, et tout celui qui a presté ne serait-ce qu'un moment aux côtés du moment vivant Tabu Ley.

A ces jours, l'artiste séjourne depuis deux ans en Europe où il poursuit sa rééducation après un accident cérébrale qui a failli mettre fin à son existence.

Tabu Ley Rochereau recevra encore les honneurs dignes de son rang. Après le concert lui consacré par Koffi Olomide, concert qu'il a d'ailleurs nommé Koffi chante Tabu Ley, les tabu veulent fêter les cinquante ans de carrière et les septante ans d'âge de leur père avec faste.

A la fin de cette année, une série de concerts est prévue un peu partout dans le monde. Tous les artistes passes par cet artiste sont les bienvenus à ces cérémonies afin de former une véritable famille musicale.

L'artiste en quelques lignes

Pascal Sinamoy dit Tabu Ley Rochereau est né en 1940. Il débarque dans la musique dix-neuf ans plus tard soit en 1959. Celui que les fans appelleront le Maréchal Rochereau écrivait des textes des chansons pour Kabasete Joseph dit Kalle Jeef et chantait également alors qu'il était secrétaire à l'Athénée royale de Kalina, commune qui sera l'actuelle Gombe.

La même année il sera engage au sein de l'orchestre African Jazz de celui pour qu'il écrivait des chansons comme chanteur et compositeur avec Jeannot Bombenga. La table ronde s'annonce à Bruxelles. Les ténors d'African Jazz dont Vicky Longomba, Roger izeidi. Docteur Nico Kassanda. Déchaud Mwamba et Petit Pierre accompagnés de leur patron, Kalle Jeef pour agrémenter la Table Ronde de Bruxelles précédant l'indépendance de la RD-Congo. Pascal Tabu Ley et Jeannot Bombenga ont intégrer Jazz Africain crée par Lutula Edo Chary. Cette intégration sera de courte durée. En retour de la Belgique, Kalle Jeef battra le rappel des troupes et récupérera Rochereau.

En 1966. Roger Izeidi, Nico Kassanda et Rochereau claquent la porte à Grand Kalle et créent Africa Fiesta. Rochereau et le guitariste Docteur Nico Kassanda vont se disputer le leadership. Et Tabu ley decide de voler de ses propres ailes.

Il crée le groupe African Fiesta national. Les albums et les chansons à succès vont pleuvoir. « Mokolo na kokufa » en est la preuve. Tabu Ley ira d'innovation en innovation. Il mettra au grand les Rochereau pour ses différences spectacles, Décembre 1970 reste l'une des dates les plus grandes de la vie musicale de Tabu Ley Rochereau. Il a joué pendant un mois, sauf les lundis dans la prestigieuse salle Olympia de Paris une série de concerts qui a marqué les esprits, dirigée par Bruno Coquatrix.

Après ce concert mensuel et la consécration du succès international, Pascal Tabu rentre à Kinshasa et change le nom de son orchestre, qui vient l'Afrisa International orchestre qui demeure jusqu'aujourd'hui.

En 1977, c'est la participation du Zaïre au Festival des Arts Nègres à Lagos au Nigeria. A la tête de l'Orchestre national du Zaïre-Onaza-. Pascal Tabu Ley rassemble les chanteurs Jossart Nvoka Longo et Likinga Mangenza Redo. Et il va s'imposer comme le chanteur des chanteurs.

Il propulsera la chanteuse Mbilia Bel jusqu'à 1 987, année de la séparation. Rochereau recrutera les jeunes chanteuses comme Faya Tess et Beyou ciel. Avec elles, le succès n'a pas été le même qu'avec Mbilia Bel. Et II Ira s'établir aux Etats-Unis d'Amérique où il commencera la rédaction de deux livres.

De la musique à la politique

Après un long exil. Pascal Tabu rentre au pays et s'engage dans la politique. Il sera vice-gouvernement de la ville de Kinshasa, ministre provincial de la culture et des arts ainsi que ministre provincial du tourisme.

L'une deux dernières grandes prouesses de l'artiste c'est sa participation dans un festival au Cuba. A l'issue de ce festival, la couronne du musicien africain du cinquantenaire lui sera décernée. Atteint d'une maladie à laquelle, il subit des séances de rééducation en Europe, Ley séjourne depuis 2008 dans ce continent. Sa maladie n'est pas la raison d'entraver la cérémonie de cinquante ans de carrière musicale et de septante ans d'âge.

Barick Buema/AfricaNews
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#Posté le samedi 06 novembre 2010 10:18

:Marie-Isidore Diaboua a tiré sa révérence

:Marie-Isidore Diaboua a tiré sa révérenceNous venons d'apprendre le décès de Marie-Isidore Diaboua des suites d'une crise cardiaque. Le décès est survenu ce vendredi 15 octobre 2010 à Brazzaville. Celui qu'on appelait "Lièvre" a longtemps fait courir les chroniqueurs car sa vie a ressemblé à une société secrète. Pourtant Marie-Isidore Diaboua pourrait passer pour le père-fondateur de la musique moderne congolaise. Essous Jean-Serge lui doit ses connaissances musicales, notamment ses compétences en clarinette.

C'est en 1952 que le jeune Diaboua, de retour de la RCA où son père était employé, fonde le premier ballet congolais "Kongo dia Ntotila". Après avoir vu la danse des Ngouaka à Bangui (ngouakatour) il reproduit le concept à Brazzaville. Génie artistique, Diaboua touche à tous les instruments et se sent à l'aise dans tous les genres de musique (de la traditionnelle au jazz).

Dans les années 60, on assiste à l'explosion du phénomène des ballets : mise en scène des chants issus de la tradition sur fond de percussions époustouflantes.

En 1965, le ballet Diaboua s'envole pour l'Europe, sans son leader. Ce voyage sonne quasiment le glas du groupe. Les artistes qui partent pour l'Europe ne rentrent pas. Ils s'installent pour la plupart à Toulon où ils montent un ballet Diaboua-bis. Il s'agit de Kikouamboussou dit Karibi, Michel Oko, Azad...
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#Posté le samedi 06 novembre 2010 10:15

Jean-Serge Essous est mort

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Jean-Serge Essous est mort mercredi 25 Novembre 2009 à 15 h à l'Hôpital des Armées à Brazzaville.

Le décès de Jean Serge ESSOUS ne doit surprendre personne, car le 30 Juillet 2009 sous la plume de votre serviteur sur le site Starducongo, un S.O.S. a été lancé à toute personne de bonne volonté de venir au secours d'ESSOUS très malade, alors qu'il se trouvait sur le sol français, après un séjour artistique de trois mois, des Bantous de la capitale. Faute d'une prise en charge médicale pour le maintenir en France, ESSOUS a été contraint de rentrer à Brazzaville. Et depuis plus rien. Trébuchant à la clôture de la 7ème édition du FESPAM pour recevoir la décoration décerné à son orchestre Les Bantous, personne après n'a eu la présence d'esprit de se préoccuper de son état. Hélas ! Tout est consommé.

Le dernier survivant des créateurs actifs de l'OK JAZZ, le 6 Juin 1956 est parti et avec lui toute une partie de l'histoire de la musique congolaise sur les deux rives du fleuve Congo.

Musicien d'expérience, de souvenir, de synthèse, en un mot musicien de grand talent, Jean Serge ESSOUS occupe une place importante dans l'histoire de la musique congolaise. Arrangeur à la plume alerte et inspirée, il est demeuré un clarinettiste, flûtiste, saxophoniste et chanteur dont on appréciait le goût très sûr, la pensée remarquablement organisée et surtout la maîtrise instrumentale qui lui permettait d'improviser avec désinvolture dans le registre divertissant.

Jean Serge ESSOUS est né en 1935 à Brazzaville. De l'école officielle de Poto-Poto, il passe au collège de Dolisie. De retour à Brazzaville, il est admis à l'école technique professionnelle (aujourd'hui Lycée du 1er Mai). Il adore les maths, ce qui lui vaudra la formation d'électricien. Il n'a donc pas beaucoup de peine a exercer ce métier en 1952 et 1953 à « IBM-France » (une des premières sociétés de mécanographie installée à Brazzaville) où il y trouve Marie Isidore DIABOUA et Jacques PELLA « Lamontha », tous deux grands mécanographes. Ces derniers sont également des musiciens de ballet et comme les musiciens l'ont toujours attiré ESSOUS, il tient à tout pris d'être des leurs avant de s'initier à la flûte.

C'est donc grâce à Marie Isidore DIABOUA que Jean Serge ESSOUS fréquente depuis 1951 Les Ballets Diaboua (à l'époque Ballet « Kongo dia Ntotela ») en compagnie de Liberlin de SHORIBA DIOP, Jacques PELLA « Lamontha », Albert LOUBELO « Beaufort », MBOTO Jocker, Yves MPOUA et tant d'autres. Les actions du groupe traditionnel rentrent en perpétuelle mutation. C'est ainsi que le mouvement des ballets était né au Congo.

Janvier 1952, DIABOUA qui tient toujours à l'éclosion des nouveaux talents apporte un sang nouveau à son ½uvre, par la création d'une nouvelle formation musicale moderne « C.D.J. » (les compagnons de joie). Cette formation fait appel à des chanteurs, percussionnistes, sansistes, mais surtout aux flûtistes : ESSOUS – PELLA « Lamontha » et MBOTO « Jocker » qui constituait le trio choc. Le CDJ aura surtout le mérite de graver son premier disque en 1953 aux éditions CEFA de Léopoldville. : « Kinialala tsula » et « Z'entendis la nuit »

1954. C'est encore Marie Isidore DIABOUA qui donne l'occasion à Jean Serge ESSOUS de passer de la flûte à la clarinette. En très peu de temps ESSOUS maîtrise déjà si bien la clarinette que des sollicitations de quelques groupes lui sont destinées. Il choisi le NEGRO JAZZ dont il fait partie sous la direction du guitariste Joseph KABA et avec qui il fait en Janvier 1955 le voyage à Léopoldville. Voyage au cours duquel Henri BOWANE (ce grand impresario, de père congolais de Brazzaville-Sibiti- et de mère congolaise de Kinshasa-Bandaka -) assure donc au NEGRO JAZZ la gloire au Parc de Boeck et au grand dancing kinois « Air France ». ESSOUS y déploie une grande vitalité, car il se révèle dans une forme éblouissante, faisant scintiller les nombreuses facettes de son art.

En 1956, ESSOUS est devenu un des musiciens des éditions LONINGISA qu'on ne présente plus. Son départ du NEGRO JAZZ au cours de l'année 1955, le place parmi les grands requins de studio, qui avec LUAMBO MAKIADI Franco et LANDO « Rossignol » vont travailler sur la recherche des sensibilités musicales dans le cadre d'un groupe expérimental basé dans le célèbre bar-dancing OK BAR de son propriétaire Oscar KASHAMA, lequel donne naissance le 6 juin 1956 à la formation de l'OK JAZZ..- ESSOUS en devient facilement le chef d'orchestre, et sous lui LUAMBO « Franco », LANDO « Rossignol », LONGOMBA « Vicky », LOUBELO « De la lune », Saturnin PANDI et BOSUMA « Dessoin » (pour ne pas citer DIABOUA, PELLA « Lamontha », Liberlin De SHORIBA DIOP, percussionnistes aux éditions Loningisa et qui ont pris une part active à la création de l'OK Jazz)

Dans l'OK Jazz, on compte ESSOUS parmi les meilleurs compositeurs dont l'inspiration principale est demeurée sans conteste. Prodigieuses, des chansons comme « Se pamba », « Lina », etc qui ont défrayé la chronique à cette époque.

Décembre 1956, le travail de l'impresario et talentueux musicien Henri BOWANE aux éditions Loningisa, ne correspond plus à ses conceptions. Il pense qu'ESSOUS, LANDO Rossignol, Saturnin PANDI, Nino MALAPET sont les musiciens qui ont produit sur lui la plus forte impression, a tel point qu'ils éprouvent en 1957 la naissance de l'orchestre ROCK-A-MAMBO au sein des nouvelles éditions ESENGO. Le ROCK-A-MAMBO évoque à lui seul ce que nous avions connu d'admirable dans les arrangements des chansons congolaises que dans l'interprétation des rythmes afro-cubains. Une grande ouverture sur l'Amérique latine dont il avait réservé à l'espagnol une place importante dans les compositions. En effet, si le cha cha cha est né à Cuba en 1951 de son inventeur Enrique JORRIN, au Congo et en 1957, c'est à Jean Serge ESSOUS que nous devons les toutes premières interprétations : « Baila » et « Sérénade sentimentale » dont la sensation à cette époque était proche du vertige.

1959, ESSOUS quitte le ROCK-A-MAMBO, avec lui Saturnin PANDI, notamment à la faveur de la naissance, le 15 Août 1959. de l'Orchestre BANTOUS.- ESSOUS en assure la direction jusqu'au 11 Août 1966 avant de faire le relais à Nino MALAPET, précisément à Dakar, après le Festival mondial des arts nègres. Ici commence son grand parcours aux Antilles avec le RICO JAZZ, où il est le premier congolais à initier la musique congolaise dans cette contrée où seule la biguine régnait. Lui et son groupe sont pour quelque chose dans l'éclosion de KASAV.- ESSOUS fait également partie du célèbre groupe de Manu DIBANGO « l'AFRICAN TEAM » entre 1969 et 1970.

Le 22 Février 1970, ESSOUS, son épouse antillaise de la Martinique et leur fils né en Martinique sont de retour à Brazzaville. Peu de temps après et à la grande satisfaction du monde musical congolais, il est nommé conseiller artistique à la SOCODI (Société congolaise de disque). Naturellement, il rejoint Les Bantous, avant de repartir une fois de plus en exil en France, et à partir de Septembre 1989 jusqu'en 1992 année de son retour définitif au Congo. Cette fois, la présidence de la république, (sous LISSOUBA) qui lui reconnaît beaucoup de talent dans le domaine musical, le nomme conseiller culturel au cabinet du président de la république. En dépit de ses charges, ESSOUS n'abandonne pas pour autant la musique et son orchestre Les Bantous, qui après une période difficile (1997 2005) va se relancer en 2007, grâce aux efforts de Jean Martin MBEMBA, le sauveur qui a remis le groupe en activité et l'a propulsé sur la scène internationale.

Depuis 2006, sous la coupe de Jean Serge ESSOUS et Nino MALAPET, le chemin parcouru s'est enrichi de belles récoltes : 2007 Festival des musiques Métisses Angoulême – 2009 Babel Med Music – Marseille et Olympia Paris.

Enfin, voyageur infatigable, ESSOUS a sillonné pendant plusieurs années l'Europe, Cuba et Les Antilles. Partout il était capable de jouer avec des tas de gens différents en conservant toujours autant de qualités, c'est finalement un des critères les plus valables qui puissent exister, même si l'on ne s'en rendait pas compte. Pour Joseph KABASELLE qui avait longtemps joué avec ESSOUS aux éditions Esengo (Rock-Africa) et dans l'African Team, ESSOUS, c'était son grand amour.

ESSOUS, un novateur qui a ouvert à la clarinette, au saxo, à la flûte et au chant un registre nouveau. Impossible en un article de faire le contour de la vie musicale de Jean Serge ESSOUS, que MULAMBA « Mujos » avait prié de tous ses v½ux, dans un sentiment généreux son retour au Congo, pendant qu'il était aux Antilles, et dans une célèbre chanson « ESSOUS SPIRITU » (African Team)

ADIEU ESSOUS, que la terre de nos ancêtres te soit légère.

Clément OSSINONDE Clement.ossinonde@sfr.fr

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#Posté le jeudi 26 novembre 2009 13:23

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