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Special rumba congolaise

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labelle-epoque

Description :

Rythmes chauds et déhanchements assurés… Voici le credo de la musique la plus populaire que l'Afrique ait jamais produite. Aucune fête afro digne de ce nom dans le monde francophone ne peut se tenir sans une programmation de ces sonorités congolaises. En boîte, dans les bars ou les fêtes familiales, les amateurs miment en permanence les pas de danse des meilleurs groupes du genre. Etat des lieux d'un milieu pourtant miné par maintes dissensions.

Plus précisément, la vague est partie des deux rives du Congo belge dans les années cinquante. Elle a traversé l'Afrique en long et en large et s'est invitée ensuite en Europe et aux Amériques, devenant à terme la première musique africaine à s'imposer internationalement. Et ce, malgré les médias occidentaux qui ne lui accordent que très peu d'intérêt. La rumba congolaise est en effet devenu la preuve vivante que le camp culturel dominant (l'Euro-Amérique à ce jour), même s'il se refuse à jouer le jeu, peut être contourné. Aussi bien dans l'underground culturel que dans les officines officielles, cette musique est écoutée, appréciée et va jusqu'à provoquer des hystéries collectives. Il paraît difficile d'imaginer une nuit dans une ville aussi ouverte que Paris aujourd'hui sans un rendez-vous où régnerait cette rumba endiablée venue d'Afrique Centrale.

Si l'on excepte l'Afrique du Sud et ses particularités musicales, la rumba fut le premier syncrétisme musical où le Continent noir s'est retrouvé associé à la vieille Europe. Il est né pour ainsi dire du ventre colonial. Nous sommes au début du siècle, lorsque débarquent des Caribéens tentés par la roue de la bonne fortune sur les chantiers coloniaux d'Afrique Centrale. Leurs guitares et accordéons accompagnent les premières émissions de Radio-Léopoldville (du nom du roi des Belges d'alors) dès la fin des années 30. Leur musique, déjà célébrée en Europe à l'époque, emporte vite le c½ur des populations mélomanes de la région. Celles-ci retrouvent dans ces airs ramenés par des descendants d'esclaves, issus de la diaspora, des sonorités proches, correspondant à leurs propres traditions musicales. Il s'agit alors d'un effet aller-retour. Les rythmes et les mélodies d'antan, après avoir voyagé aux Amériques (Cuba notamment) et après s'être mélangées aux sons européens (mazurka, polka et autres danses de salon), reviennent sur leur terreau natal. Sous influence manifeste, les artistes s'en emparent de suite et se les réapproprient. Ainsi prend forme la fameuse rumba des deux rives du Congo.

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Culture et Patrimoine : Les Bantous de la Capitale. Quel bilan 50 ans après ?

DOSSIER SPECIAL. 15 Août 1959 – 15 Août 2009. Il y a 50 ans naissait le 15 Août 1959 au Bar-dancing « Chez Faignond » à Brazzaville, l'un des orchestres les plus prestigieux d'Afrique : LES BANTOUS DE LA CAPITALE

Très vite, l'orchestre va être la fierté et le porte-étendard, pendant plusieurs années, de la musique congolaise à travers l'Afrique (dont il a animé la célébration des indépendances de nombreux pays en 1960) et dans le monde. (Europe – Amérique latine).

Au fil des ans, Les BANTOUS vont apparaître comme l'une des fondations les plus sûres de la musique congolaise dans les deux Congo et va s'imposer comme une véritable « école » de la musique pratique d'où sont sortis presque tous les grands noms de la musique congolaise, en marge du fait d'avoir réussi à exporter son genre typique, tradi-moderne et ses danses ; on pense notamment au « Boucher », « Kiri-kiri », « Yeke-yeke » et « Soukous »

Si l'on s'en tient aux statistiques, on constate qu'en 50 ans d'existence, et sous l'impulsion du « Sextet merveilleux » : J.S. ESSOUS – Nino MALAPET – Célestin KOUKA – Saturnin PANDI – Edo GANGA et Daniel LOUBELO « De la lune », Les BANTOUS ont façonné ou permis l'éclosion de plus d'une centaine de musiciens, instrumentistes et chanteurs confondus, parmi lesquels, quelques grands noms qui ont marqué son histoire, comme :

- Les guitaristes : Antoine NEDULE « Papa Noël » - Jacques MAMBAU « Jacky » - PASSI NGONGO « Mermans » - Joseph SAMBA « Mascott » - Gerry Gérard BIYELA...

- Les Bassistes : Francis BITSOUMANOU « Céli Bitsou » - Alphonso TALOULOU...

- Les chanteurs : Pamélo MOUNK'A BEMBA - Michel BOYIBANDA – Joseph MULAMBA « Mujos » - Côme MOUNTOUARI « Kosmos » - Théophile BITSIKOU « Théo » - Lambert KABAKO – Simon MANGOUANI - PAMBOU-TCHIKAYA « Tchico » José MISSAMOU...

- Les trompettistes : Samuel MALONGA « Samy trompette » - Jean Marie KABONGO...

- L'organiste : Freddy KEBANO

- Le percussionniste-drumiste : Samuel MALONGA « Ricky »...



L'idée de la création de l'Orchestre BANTOU prend forme en Avril 1959 à Léopoldville (Kinshasa) à l'issue d'une rencontre de musiciens congolais originaires de Brazzaville, eux-mêmes co-fondateurs des orchestres O.K. JAZZ (dont ESSOUS fût le 1er chef en 1956) et le ROCK-A-MAMBO de Nino MALAPET (créé en 1957)

Il y avait là : Dieudonné Nino MALAPET – Jean-Serge ESSOUS – Saturnin PANDI (Rock-A-Mambo) – Edouard GANGA « Edo » - Célestin KOUKA « Célio » - Daniel LOUBELO « De la lune » (OK Jazz)

L'idée se concrétise ainsi le 15 Août 1959 au Bar-dancing « Chez Faignond » à Brazzaville, marqué par un concert historique qui réunit neuf enfants prodiges sous la direction du clarinettiste Jean-Serge ESSOUS, premier chef d'orchestre, (avant que Nino MALAPET, resté provisoirement avec le Rock-à-Mambo, ne prenne le management à partir de 1966 après le 1er Festival mondial des arts nègres de Dakar) suivi de :

- Edouard GANGA « Edo » - Célestin KOUKA « Célio » (chant)
- Daniel LOUBELO « De la lune » (guitare basse)
- Saturnin PANDI (percussions)
- Dicki BAROZA (guitare solo)
- Jacques DIGNOS (guitare rythmique)
- André ARIBOT (drums)
- Damiens EVONGO (maracas)

Tout au long de son histoire, l'orchestre LES BANTOUS DE LA CAPITALE a tenu contre vents et marrées à perpétuer sa forme de musique que nombre de mélomanes apprécient profondément.

L'orchestre le plus connu du Congo Brazzaville a pratiqué depuis sa création, outre la musique congolaise, la musique du monde dans tous ses contours et a acquis une grande réputation qui fait que l'orchestre reste toujours un groupe de référence pour de nombreuses générations. Ce qui lui a permis d'ailleurs :

1) - d'être présent depuis cinq décennies à plusieurs manifestations continentales et internationales, allant des manifestations diverses de sport et de musique, aux festivals de tous genres, tels :

* Le 1er Festival mondial des Arts nègres à Dakar - 1966
* Le 1er Festival culturel panafricain d'Alger – 1969
* La tournée artistique à Cuba - 1974/1975
* Le 11ème Festival mondial de la jeunesse et des étudiants à Cuba – 1978
* Le 2ème Festival culturel panafricain de Lagos – 1977 (Orch.Nat./Bantous)

2) - de se produire dans une soixantaine de pays du monde, redorant partout son blason de porte étendard de la musique congolaise et africaine et de parvenir à imposer sa personnalité.

3) – de marquer fortement sa présence à travers une discographie très fournie, et dont le dernier en date est l'album « Bakolo Mboka », l'album de la nouvelle percée internationale, sortie le 10 Septembre 2007 sous le label CANTOS (Frochot Music) distribué chez le multinational PIAS. Fabuleux, les 13 morceaux de l'album qui ont fait carrière et pour lesquels les nostalgiques des Bantous de naguère ont pu encore verser une larme de joie.

Coup de chapeau également pour la sortie le 24 septembre 2007 de deux premiers albums DVD (vol 1 et 2) « Retour d'enfer en live » réalisés par l'éditeur LIFOULA SIT (KIELE Junior). Albums festifs et énergiques avec des morceaux qui sont réactualisés en live dans « l'ambiance » de toujours, quelques uns des grands succès populaires des années 70 et 80.

Au nombre des titres qui ont marqué différentes époques de gloire des Bantous, et sans être exhaustif, citons :

• « Lutaya » 1961- « Mama Adèle » « Tantina » - 1966 - (ESSOUS)
• « Basili koyokana » - 1961 (NEDULE “Papa Noël”)
• « Bantous de la capitale » - 1962 – « Comité Bantou » 1966 – « Rosalie Diop » 1970 – « Albert akéyi » 1962 - KOUKA Célestin
• « Elie Bolingo » – « Anto na nganda » - 1964 – (MULAMBA “Mujos”)
• « Destino » - « Ritmo de oro » -1966 – « Suzy » 1971 - (Nino MALAPET)
• « Kota na URFC » – « Dodo tolingi yo » - 1966 – (GANGA Edo)
• « Ebandeli ya mosala » 1966 –«Makambo mibale » 1970
«Makiri » 1971 – (MOUNTOUARI « Kosmos »)
• « Camitina”- 1966 - Masuwa” – “ Congo na biso” “Mr on va se marier”
1970 - (Pamélo MOUNK'A)
• « Merci Mama »- « choisis ou c'est lui ou c'est moi »- 1970 – « Even »
• 1971 – (TALOULOU Alphonso)
• « Marie Jeanne » 1971 (SAMBA « Nona »)
• « Isabelle » (PAMBOU « Tchico ») - 1974
• «Osala ngai nini » (KABAKO) – 1981...

4) - d'obtenir à titre de reconnaissance pour sa contribution forte au rayonnement de la musique africaine de nombreux titres honorifiques, des médailles et diplômes d'honneur du Congo et de l'étranger.

Retenons pour le titre le plus récent et qui date du 11 Octobre 2006, la désignation de Jean Serge ESSOUS « Artiste de l'Unesco pour la paix » par le Directeur de l'Unesco, le japonais Koïchiro MATSUURA en personne. C'est au cours d'une cérémonie qui s'est déroulée au siège de l'Unesco à Paris, à l'occasion de la 165ème session du conseil exécutif de l'institution, en présence du président Denis SASSOU NGUESSO, du ministre de la culture des arts et du tourisme, Jean Claude GAKOSSO et de la méga star camerounais Manu DIBANGO, lui aussi, élevé au rang d'artiste de l'Unesco pour la paix. Une désignation qui honore notre grand artiste musicien ESSOUS, la musique congolaise et aussi bien Les Bantous de la capitale.

Il convient enfin de noter que Les Bantous de la capitale se sont efforcés par des mesures appropriées d'enraciner la jeunesse congolaise dans les réalités musicales congolaises, afin qu'elle en comprenne les valeurs profondes et pour mieux l'armer à se rendre responsable de son héritage culturel. Les Bantous ont par ailleurs prouvé par des nombreuses actions concrètes leur participation à la mutation du Congo qui s'appelle progrès, évolution des esprits pour la maîtrise totale de ses destins, la recherche permanente de la conscience créatrice du peuple.

On peut cependant affirmer que depuis le 29 Juillet 2006, au site touristique de « LIFOULA SIT » au nord de Brazzaville, date de retour sur scène du groupe mythique après quelques années d'inactivités,(1997- 2006) plus de doute, Les Bantous sont de retour...définitivement ! Et dire que le chemin parcouru fut semé d'embûche, mais aussi enrichi de belles récoltes.



Les belles récoltes se sont aussi celles enregistrées depuis la reprise des activités du groupe en 2006 jusqu'à ce 15 Août 2009. (Se référer au livre « Les Bantous de la capitale – Chronologie des 48 ans d'existence » pour la période 1959-2007 ; cité ci-dessous). En effet, les succès forts remportés par l'orchestre Les Bantous au Congo en 2006, ont fini par convaincre plusieurs organisateurs des festivals en Europe, comme en témoignent les participations ci-après :

2007

- Le 19 Mai 2007 – premier concert des Bantous en France au 26ème Festival Jazz sous les pommiers à Coutances (Manche)

- Les 18 et 19 Mai 2007 participation au grand rendez-vous international de la mémoire musicale, la 32ème édition du Festival des musiques métisses d'Angoulême. Les Bantous y ont donc produit des spectacles de grande qualité à la très grande satisfaction des festivaliers et des organisateurs. Et la presse française – écrite, parlée et audiovisuelle – a fait un large écho à ce retour sur la scène musicale des vétérans de la musique congolaise, un peu comme ce qui a été dit dans le temps de « Buena vista social club » cubain :

RFI, Le Monde, TV5, Télérama, Mondomix... ont consacré plusieurs minutes de reportage et réservé l'essentiel des pages aux Bantous. Africa n°1, de son côté n'est pas resté en marge de l'évènement.

Après Angoulême, Les Bantous ont poursuivi leur tournée européenne en Belgique et en Hollande :

- Le 25 Mai 2007 à Anvers (Centre des cultures du monde Zuidershuis) - Belgique -
- Le 27 Mai 2007 à Nijmegen (Music Meeting de Nijmegen) – Hollande

Autant de rencontres qui ont permis à l'orchestre de se ménager une place de choix chez les producteurs et les tourneurs européens.



De retour au Congo le 29 Juin 2007, Le formidable groupe Les Bantous apparaît de nouveau au plan national dans l'agenda des grandes fêtes officielles de la république du Congo, avec un style complètement rénové, s'affirmant à coup sûr comme un groupe d'une extrême originalité rythmique. C'est ainsi qu'il anime le 15 août 2007 les festivités commémoratives du 47ème anniversaire de l'indépendance du Congo à Ouesso (préfecture de la cuvette). Les Bantous confirment devant la présence de nombreux chefs d'état africains qu'ils sont restés l'orchestre incontournable du Congo et de l'Afrique.

- Le 10 octobre 2007, Les Bantous sont honorés par la sortie d'un livre qui retrace la chronologie de leur histoire de 1959 à 2007 soit 48 ans d'existence, par son auteur Clément OSSINONDE. Un livre évènement par la nature et la profondeur de son contenu. Il est réalisé aux Editions Cyriaque BASSOKA. (www.bassoka.fr ) : « Les Bantous de la capitale, chronologie des 48 ans d'existence »

2008

Sur la même lancée de 2007, Les Bantous vont s'exprimés en 2008 avec beaucoup plus de dynamisme dans l'organisation du travail et la réalisation des tâches attribuées aux principaux animateurs. Entre divers lieux de concerts, particulièrement à Brazzaville, le Bar-dancing « La Détente » pour les bals populaires, le CCF (centre culturel français) pour les spectacles ont servi effectivement en véritables lieux de détente et de show pour les fervents mélomanes brazzavillois de la rumba-soukous et les adeptes des rythmes du monde.

2009

Janvier 2009 - Les Bantous sont honorés par le gouvernement congolais, par le biais du ministère de la culture et des arts qui décrète officiellement l'année 2009, « Année des Bantous de la capitale » A l'affiche une série de rencontres et des prestations qui vont dans le droit chemin des manifestations commémoratives des 50 ans de l'orchestre Les Bantous de la capitale peu après les festivités de la fête de l'indépendance de la république du Congo, le 15 Août 2009.

25 mars 2009 - le ministre de la culture et des arts, Jean Claude GAKOSSO s'entretient avec les musiciens de l'orchestre Les Bantous de la capitale avant leur départ le 26 mars 2009 en France où ils sont attendus à la 5ème édition du Festival Babel med music à Marseille. L'entretien a essentiellement porté sur le calendrier de la célébration du cinquantenaire du groupe, prévu au début du mois de Septembre 2009. Une fête que le ministre souhaite populaire.

Le 26 Mars 2009 – Les Bantous de la capitale atterrissent à Marseille via Paris, prêts à éclater dans les oreilles et les pieds des mélomanes de France et du monde. Le groupe réduit à 12 musiciens compte dans ses rangs :

- ESSOUS Jean Serge chef d'orchestre
- KABAKO Lambert, MANGOUANI Simon, GANGA Fregh (chant)
- MALONGA Samuel (clarinette) NKODIA Frank (saxo)
- PASSI-NGONGO Mermans, NSOUNGA Albert « Déde » (guitares)
- ELENGA Joseph (guitare basse) – NSAKANDA Faustin (Synthé)
- MALONGA Siméon Rikky » (drums) , MASSENGO Robert (tumbas)
- ENKO Théo (manager)

Pour des raisons de calendrier, une partie importante de l'orchestre reste à Brazzaville pour honorer quelques contrats de productions importants. Notamment les musiciens Nino MALAPET, Edo GANGA, Célestin KOUKA, David SITA « Athis », Toussaint MABIKA, ROSSELIN, YANICK et autres...

27 mars 2009 – Les Bantous de la capitale triomphent au rendez-vous de la World music à Marseille

Babel Med, le marché festival des musiques du monde, a accueillie du 26 au 28 mars des professionnels du monde entier ainsi que vingt neuf groupes musicaux dans sa 5ème édition au cours de laquelle se sont également déroulés les débats sur la situation de l'industrie musicale.



Côté concerts, les vingt neuf groupes qui se sont produits sur la scène des « Dock des Suds », neufs prix ont été remis pour célébrer ces talents sans frontières, parmi lesquels ceux remportés par l'orchestre Les Bantous de la capitale : Le prix Babel Med Music et le prix d'honneur du président du Conseil régional Provence-Alpes-Côte d'Azur

En effet, Les Bantous de la capitale ont démontré au grand public amateur, de la World Music, de purs moments de la Rumba-Soukous, de l'Afro beat et de la Salsa. Dans une salle prête à craquer, ils ont utilisé tous les rouages rythmiques, en mettant en scène un répertoire qui a su synthétiser une approche variée et sensible pour le large public du « Dock des Suds » qui les a porté en triomphe.

Samedi 28 mars 2009 – Les Bantous de la capitale quittent Marseille à destination d'Auxerre via Paris. La CITE DES MUSIQUES, 7, rue de l'Ile aux plaisirs - 89000 AUXERRE (Yonne) va constituer effectivement la base de séjour des Bantous en France, à partir de laquelle ils se déplaceront pour les concerts dans d'autres villes. Ils sont accueillis par Mr Etienne DELANNOY responsable du site d'Auxerre qui n'a ménagé aucun effort pour rendre le séjour des Bantous agréable.

Samedi 04 avril 2009 – Concert des Bantous à Auxerre organisé par « l'Association ICONE pour l'amitié avec le Congo Brazzaville ». En effet, le splendide « Mo Better blues 2 » a reçu ce soir là, Les Bantous qui ont présenté un éventail de choix judicieux de plusieurs rythmes congolais et du monde auquel le très beau répertoire a offert un écho de grande qualité. Cette manifestation a su synthétiser une approche variée et sensible pour le public d'Auxerre très émerveillé.

Dimanche 12 Avril 2009 – Olympia ! Les Bantous de la capitale : mission accomplie.

L'Olympia, chapelle d'un soir, s'est emplie des ouailles venues nombreuses célébrer le passage du Révérend Bantous de la capitale, de 21 h à 23 h 30. Une fois encore la grande machine des « Bakolo mboka » s'est mise en marche.

A l'exception du doyen ESSOUS qui a été longuement ovationner par la salle toute entière et de quelques « vedettes » comme PASSI-NGONGO – KABAKO-MALONGA Rikky - MANGOUANI Simon - MALONGA Samy, se sont des musiciens peu connus ; jeunes pour la plupart, enthousiastes, car ils ont eu là l'occasion de jouer la musique qu'ils aiment, ce qui ne leur arrive pas tous les jours...Tous ont eu leur mot à dire dans l'excellence de l'orchestre.

Les Bantous de la capitale ont concrétisé avec le passage à l'Olympia un rêve qui datait de longtemps. Notons aussi que ce concert a été honoré par la présence d'un grand nombre des musiciens africains, dont l'ancien guitariste des Bantous (1961-1963) le soliste Antoine NEDULE « Papa Noël « qui est intervenu dans le répertoire par l'interprétation du morceau « Bantous de la capitale » avec une chaleur, une générosité un mordant et une sonorité des grands « cha cha cha ».

Dimanche 3 Mai 2009 – Roissy-en-Brie (Seine Marne) dans la salle de la Maisons des temps libres, Les Bantous de la capitale ont su fabriquer un peu de rêve tout en ayant un regard juste sur la musique du monde.

Déterminés à faire de la danse un moment de plaisir, ils ont permis aux participants de cette soirée festive organisée par le congolais Jean Baptiste BADILA, à embarquer dans l'univers des années de gloire de la musique congolaise. Un vrai retour aux sources.

Vendredi 8 Mai 2009, Hall St Martin. Au C½ur de Cergy Pontoise (Val d'Oise) Les Bantous ont proposé à une assistance en majorité congolaise, un cocktail étonnant et détonnant de rythme en tout genre. Le duo chant KABAKO- MANGOUANI pour la Rumba, le salsero GANGA Fregh pour la Salsa ont pris les commandes de la soirée. Ils poursuivront leur tour d'horizon des tendances musicales du monde, au travers d'une série d'interprétations évidemment dansant, qui feront monter la température jusqu'au petit matin, pour leur quatrième et dernier concert en France.

Jeudi 28 Mai 2009, L'orchestre Les Bantous de la capitale quitte Paris à destination de Brazzaville, après trois mois de séjour en France. D'un point de vue musical, le séjour des Bantous a été une réussite, en dépit de l'absence d'une couverture médiatique forte pour drainer les foules aux lieux des concerts.

Mais, hélas ! Le séjour des Bantous se termine tout de même par une mauvaise note : l'état de santé préoccupante de son chef Jean Serge ESSOUS contraint de rester à Paris pour éventuellement recevoir des soins appropriés. La suite incertaine de se doter immédiatement d'une couverture médicale a montré la dureté de la vie de nos musiciens dans une profession libérale où il n'existe aucune structure de sécurité sociale.

Il est apparut en conséquence pour le cas précis d'ESSOUS la nécessité absolue de lancer un « s.o.s. » auprès des autorités congolaises de la culture et de l'opinion nationale pour une intervention rapide. (« S.o.s. pour J.S. ESSOUS » Starducongo juillet 2009)

Juillet 2009 : Jean Serge ESSOUS, toujours malade se voit contraint de rentrer à Brazzaville. Le délai de séjour et de la validité de son titre de voyage vont militer impérativement à ce retour, dans l'espoir d'obtenir des autorités congolaises, une évacuation sanitaire pour un retour à Paris.

1er AOUT 2009 – ANITHA NGAPY Au c½ur de la discographie d'anthologie des Bantous de la capitale : Réalisation par les Editions ANITHA NGAPY de cinq albums qui ont le mérite de réunir les meilleures ½uvres des Bantous - celles qui ont permis au groupe de bâtir sa légende. (Les Bantous de la capitale - « Bakolo mboka » - 50 ans d'existence)

3 AOUT 2009 Coup d'envoi de la 7ème édition du Festival panafricain de musique (FESPAM) par le chef de l'état Denis SASSOU NGUESSO qui à cette occasion a décoré à titre exceptionnel, au grade de Commandeur dans l'ordre du mérite congolais, l'orchestre LES BANTOUS DE LA CAPITALE pour l'ensemble de son ½uvre grandiose au service du Congo et de l'Afrique.

C'est dans un même creuset d'enthousiasme, les couleurs violentes et chatoyantes du Congo et de l'Afrique rassemblés dans le mémorable Stade Eboué, que l'honneur est revenu aux BANTOUS DE LA CAPITALE d'ouvrir les manifestations du FESPAM.

Conclusion

Au regard du chemin parcouru depuis le retour sur scène le 29 Juillet 2006, nonobstant les périodes de gloire des années 50 à 90, il est certain que l'on peut retenir la période allant du 15 Mai 2007 au 15 Août 2009, comme étant une nouvelle période culminante dans l'histoire des Bantous de la capitale. Celle où l'essentiel étant posé, ils pensent désormais mettre sur pied des nouveaux projets, favoriser l'émergence d'une musique toujours créative et originale, avec comme perspectives :

- de relancer la production discographique pour un nombre plus grand des nouvelles créations.

- de faire cohabiter la musique congolaise et les musiques du monde afin de rapprocher : les rythmes de diverses couleurs. Un défit qu'il faut relever et qui impose le respect, notamment celui de se faire entendre au cours des festivals et concerts à l'étrange, en occupant une place éminente.

- de stimuler le travail des jeunes musiciens en exigeant d'eux un minimum de technique. Il est indispensable de définir concrètement un plan de travail visant à développer le mouvement populaire musical, dans la mesure des possibilités des vétérans du groupe, sur la base des objectifs du ministère de la culture et avec son concours.

- de réfléchir sur la mise en place d'une organisation interne qui devrait être au contact avec une structure médicale spécialisée pour des soins de confort et thérapeutiques à dispenser aux musiciens malades, à défaut d'une véritable société d'assurance maladie.

Le 50ème anniversaire des Bantous de la capitale constitue donc un moment d'émotion et de souvenir dans l'histoire de la République du Congo. Pour donner la mesure de l'importance du travail accompli par ce groupe, il faut signaler qu'il serait impossible de comprendre les aspects les plus spécifiques de notre musique tout au long des 50 dernières années, sans évaluer ce qu'a représenté et représente l'orchestre LES BANTOUS DE LA CAPITALE.

BON ANNIVERSAIRE, LES BANTOUS DE LA CAPITALE !

Clément OSSINONDE ( clement.ossinonde@orange.frCet e-mail est protégé contre les robots collecteurs de mails, votre navigateur doit accepter le Javascript pour le voir )

Source : SDC, Starducongo.com

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#Posté le vendredi 04 septembre 2009 06:30

Modifié le mercredi 23 septembre 2009 08:55

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